11/05/2013

Rencontre avec Bernard Ollivier

Marcher pour tenir debout

ollivier, bernard, longue, marche, soieA l'occasion du Mois du Voyage (du 4 mai au 1er juin) organisé par les Médiathèques du Pays de Romans, la médiathèque Simone de Beauvoir accueillera mardi 14 mai Bernard Ollivier, grand baroudeur sur le tard et auteur, entre autres, du formidable La grande marche racontant son périple sur la route de la soie. Dès son retour, il créera "SEUIL", une association qui aide les jeunes en difficulté à se réinsérer par la marche à pied. Il en sera question lors de cette rencontre.

mardi 14 mai à partir de 18h. Entrée libre et gratuite.

plus d'infos ICI.



21/04/2013

Rien ne vaut l'amour du président Mao !

Une vie chinoise de Li Kunwu et P. Otiééd. Kana

3 tomes (19.95€ chacun)  éd. Kana

Si la mentalité chinoise vous échappe, si vous ne connaissez rien à l'Histoire du pays le plus peuplé au monde et si vous désirez en savoir un peu plus sur ce géant qui n'était presque rien il y a 70 ans à peine, alors plongez-vous dans cette BD passionnante qui retrace, à travers la vie d'un jeune enfant né dans la province du Yunnan au début des années 50, une aventure collective aussi fascinante  qu'effrayante.

chinoise, chine, kana, kunwuCe triptyque autobiographique de Li Kunwu, qui compte près de 700 pages, nous dit tout du chemin douloureux que ses dirigeants successifs ont su imposer à leur peuple, à grands renforts de bourrages de crâne, de suspicion généralisée, de nationalisme exacerbé et de culte de la personnalité. Pourtant ceci  n'est pas une BD à charge. Son auteur est largement publié en Chine où il est encore membre du parti communiste et administrateur de l'Association des artistes du Yunnan. Cependant il ne nous épargnera rien des sacrifices et de la brutalité des bouleversements endurés par son peuple depuis le fameux grand bond en avant qui devait sortir le pays du "monde féodal" selon la terminologie maoïste. Famines à répétition, familles pulvérisées, chasse à l'esprit bourgeois, embrigadement des esprits (les enfants comme Xiao Li deviendront les plus zélés porte-parole du mouvement nouveau et aussi les plus cruels)... Il n'est paschinoise, chine, kana, kunwu nécessaire de faire dans la dénonciation. Les faits se suffisent à eux-mêmes et l'on comprend alors un peu (et avec beaucoup de compassion) d'où vient ce géant trop longtemps humilié et tout ce qu'il a dû souffrir en un peu plus d'un demi siècle pour en arriver là. 

Voici une BD passionnante qui ne cède à aucune lourdeur pédagogique et saura cependant servir d'excellente introduction à l'histoire contemporaine d'un pays encore plus loin de nous philosophiquement que géographiquement.

Pas de langue de bois dans "La scierie" !


scierie, héros, limite, gripariLa scierie (auteur anonyme)

préface Pierre Gripari

éd. Héros-Limite 16€

Tant qu'il y aura des éditeurs pour fabriquer des livres que l'on a envie d'ouvrir, des livres beaux, au titre énigmatique et sans bandeau raccoleur, bref des livres qui se justifient par le seul fait d'exister et d'être là, sous nos yeux, il y aura alors des libraires pour les lire. Voici La scierie, récit anonyme écrit en 1953 qu'une petite maison d'édition genevoise, Héros-Limite, a décidé de rééditer après une première parution en 1975 chez L'âge d'homme. Pierre Gripari en avait fait alors un éloge d'une grande noblesse repris ici en guise d'introduction. Quand on pense que l'auteur de ce récit n'avait absolument aucune intention  d'être publié et qu'il n'a, par la suite, plus donné aucun signe de vie littéraire, on reste sans voix...

Le sujet quant à lui est d'une simplicité remarquable. Un jeune homme vient de rater son baccalauréat. Issu d'un milieu bourgeois, rêvant de marine, il décide d'employer comme il le peut le temps qui le sépare de l'appel sous les drapeaux, en s'occupant en premier lieu de sa force : "Je sais que je suis fort. Je vais essayer de travailler avec ma force, mais que faire ?" Dans son pays, les bords de Loire, le travail de la terre est roi. Mais très peu pour lui : "Les paysans me font chier avec leurs plaintes et leurs gros sous qu'ils cachent comme des salauds." C'est réglé, il ne touchera pas à l'agriculture. Quatre jours de recherche "Puis un beau matin j'arrive dans une toute petite scierie..." et commence alors un récit incroyable que je vous laisserai découvrir !

La scierie fait partie de ces textes qui cognent, sans concession, qui disent les choses sans filtre, aussi bien la franche camaraderie que la méchanceté ouvrière. Les patrons n'ont aucun état d'âme et c'est bien fait pour ceux qui travaillent pour eux. Ils le méritent au centuple. A partir de là, pas de quoi revendiquer la semaine de 35 heures. Ni même de 40. La scierie n'est pas un texte sympathique. Il ne fait pas du bien. Il porte trop haut, vu d'ici, la valeur du sacrifice au travail. Mais mince ! Enfin ! Ecrire comme ça. Rendre avec autant de justesse cette expérience de forçat, la voracité des machines, ce goût de sciure et d'os coupés (les scies raffolent des doigts !), la beauté du sang sur les copeaux et la folie des hommes forts, cela vous renvoie les nombrils plumitifs de Saint-Germain-les-près à des années lumières de ce que peut vraiment un écrivain.

Bienvenus dans La scierie !

07/04/2013

Rencontre avec Michèle Lesbre

lesbre, michèle, wespieserJeudi 18 avril Michèle LESBRE

A l'occasion de la parution de son nouveau roman Ecoute la pluie aux éditions Sabine Wespieser, Michèle Lesbre, qui nous avait fait l'amitié de sa présence en octobre 2009 lors de notre journée d'inauguration, reviendra rencontrer ses lecteurs.

Ecoute la pluie est le récit d'une déambulation éperdue à travers les rues de Paris provoquée par le geste désespéré d'un vieux monsieur qui s'est jeté sous les roues du métro après avoir échangé quelques mots et lesbre, michèle, wespieser, pluie, écoute, suicideun sourire avec la narratrice de cette histoire... Evénement tristement quotidien auquel Michèle Lesbre a d'ailleurs réellement assisté et qui la hantait depuis plusieurs  années comme le prouve la dédicace du roman Le canapé rouge paru en 2007 : "Au petit monsieur de la station Gambetta..."

Un roman superbe et sobre à découvrir absolument.

dédicace de 18 à 19h

rencontre et lecture après 19h

 

 

 

30/03/2013

Les p'tits Cordel'Yeah ! 5 ème édition

flyeralbum + tel.pngVos enfants ont entre 3 et 7 ans ? Les Cordeliers leur proposent, tous les premiers samedis du mois, de 10h30 à 11h30, un temps de lecture d'albums pour la jeunesse à deux pas de la librairie, dans un petit salon de thé tout coloré : L'antiqui'thé (rue de la banque).

L'animation est gratuite mais le nombre de places disponibles est limité à 15, alors pensez à vous inscrire par mail, téléphone ou de vive-voix auprès des libraires.

Et à l'issue de chaque lecture, une crêpe ou une gauffre à gagner par tirage au sort !  

La prochaine rencontre aura lieu samedi 6 avril. Tata cigale s'occupera de vous. Alors venez nombreux !

22/03/2013

Dernière Minute !!! Dédicace exceptionnelle

A l'occasion de sa venue à Romans

pour la pièce BRONX de Chazz Palminteri mise en scène par Steve Suissa

dans le cadre de la saison des spectacles 2012/2013 de Romans Scène :

 

Photo Francis Huster © Nathalie Ploquin.jpg

Mr Francis Huster

dédicacera à la Librairie des Cordeliers son ouvrage

Et Dior créa la femme

paru au Cherche midi éditeur

le mardi 02 avril 2013

à partir de 17 h.

 

 


LE LIVRE : Un portrait de Christian Dior ? 

Couv Francis Huster.jpg

Oui, mais aussi un miroir dans lequel Francis Huster se regarde et regarde les femmes. 

Dans ce roman à la fois vrai et fantasmé, où l’on croise son copain d’enfance Patrick Dewaere, Jean-Louis Barrault ou Jean Marais, le comédien s’intéresse aux dernières années de Christian Dior, celles qui ont vu le succès d’un homme, d’un style et d’une marque. En se racontant au travers de l’histoire de Dior, Francis Huster évoque sa mère couturière, ses souvenirs de théâtre, ses rencontres, ses rêves et le parfum envoûtant des années 1950. 

C’est surtout, dans un style très personnel, enthousiaste et inventif, le prétexte à un éloge de la folie créatrice, de l’excellence française dans ce qu’elle a de plus admirable, de plus élégant, mais surtout, avant toute chose, c’est une déclaration d’amour à celles sans qui Christian ne serait jamais devenu Dior et qui, sans Dior, ne seraient pas tout à fait les mêmes : les femmes. 

L’AUTEUR : Francis Huster, monstre sacré du théâtre, star de la télévision, vedette de cinéma, est auteur, réalisateur, adaptateur, professeur et metteur en scène.

Il a déjà publié, au cherche midi éditeur, Lettre aux femmes et à l'amour (2010)

et tout récemment Albert Camus, un combat pour la gloire aux éditions Le Passeur(03/2013).


Un grand merci à Eliane Couton de l'agence de presse Gilles Paris