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Librairie Les Cordeliers

  • Une vie francaise qui termine en EHPAD...

    RENCONTRE VENDREDI 16 NOVEMBRE

    AVEC LE JOURNALISTE DE FRANCE INTER

    FREDERIC POMMIER

    POUR SON LIVRE SUZANNE

    suzanne, pommier, ehpad, france, inter, journaliste

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  • Rencontre au sommet (du Mont Blanc)

    Richard Gaitet, lyonnais d'origine, parisien de profession et animateur du Nova Book Box a vaincu le Mont Blanc. Mais rien ne le prédestinait à un exploit pareil...

    Il viendra nous en parler Vendredi 21 septembre, dès 18h pour les dédicaces, puis à partir de 19h pour une rencontre autour de son livre Tête en l'air, paru aux éditions Paulsen.

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  • Le saumon du Québec s'invite à la librairie des Cordeliers

    Venez découvrir l'écrivain québecois Eric Plamondon. Vendredi 1er juin !

    Dédicaces dès 18h

    Rencontre à partir de 19h

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  • Randonner le long d'une rivière, avec Antoine Choplin.

    Pourquoi remonter l’Isère depuis Pont de l’Isère jusqu’à Val d’Isère (en passant par Romans !) ? Et pourquoi pas ?! Après tout, ce n’est pas interdit. La rivière est là, elle nous attend. L’écrivain Antoine CHOPLIN (Prix France Télévision 2012 pour son roman La nuit tombée)  l’a fait puis l’a écrit dans un récit malicieux qui vient de paraître aux éditions Paulsen.

     Il sera notre invité le vendredi 27 avril pour nous en parler de vive voix. Rendez-vous à 19h !

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  • PRIX DES CORDELIERS 2018 POUR MATTEO RIGHETTO

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    OUVRE LES YEUX

    Matteo Righetto

    Editions La dernière goutte

    Traduit de l'italien par Anne-Laure Gonin. 175 pages, 17 €.

     

    Pour écrire la Nature il faut d'abord savoir la lire, la comprendre. Il en a va de même pour les histoires d'amour.

    Celle de Luigi et Francesca est à la fois unique et ordinaire, lointaine et éternelle, rythmée d'instants fondateurs et futiles. C'est une idylle parfaite avec ce qu'il faut de tendresse, d'insouciance et de tempérament pour faire de sa vie quelque chose de simple. Tout coule de source, ils s'aiment comme une évidence et la naissance de Giulio, baigné de paysages, ne vient qu'accentuer ce sentiment de liberté totale et de profonde harmonie.

    Seulement assez vite le temps commence à faire ses propositions malhonnêtes. La discorde semble effacer peu à peu les sourires et les coeurs qu'ils avaient pourtant dessinés ensemble. Et c'est donc tout aussi naturellement que la banalité grossière de la séparation leur fait prendre des chemins différents. Le « nous » devient « vous » puis « tu ».

    Et Giulio reste seul.

    Des années plus tard, ils devront se revoir au début d'un été. Partir ensemble l'espace d'une randonnée à la recherche de leur part manquante, de cet instant de paix ultime en famille, égaré en chemin au milieu des montagnes. Tous deux éprouvent la nécessité absolue de se mesurer à « cette métaphore parfaite de l'ouverture à l'autre », bien loin de Milan l'hyperactive.

    Ce voyage au centre d'eux-mêmes doit les mener vers leur écho dont seule la Nature semble pouvoir être l'écrin.

    Mais il ne suffit pas de saupoudrer son texte de verdure ou de chants d'oiseaux pour le rendre authentique. Et c'est là que la finesse et l'intelligence émotionnelle de Matteo Righetto intervient. Il parvient à restituer par l'écriture l'écho que ses personnages sont partis chercher. Une sorte de résonance, avec ce qu'il faut de naïveté pour en souligner la fraîcheur, s'opère entre les deux parents et chaque paysage qui les entoure. C'est une écriture humble face au détail pour en démontrer l'importance.

     

    C'est aussi l'invitation à accompagner Luigi et Francesca, pour mesurer avec eux le poids de la dette émotionnelle que crée toutes formes de séparations.

    Bouleversant.

     

    Olivier

     

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  • Faire du beau avec du laid

    26904799_10215261422514560_5836519244247014962_n.jpgBONDREE

    ANDREE A. MICHAUD
    Ed. Rivages/Noir

    7.90€

     

    Ça commence par le fredonnement d'une chanson A Whiter Shade of Pale, « un air de jeune fille saoule » ivre bercée par les ondulations des arbres la nuit et la langueur de l'alcool « dans les feux étincelants de l'été 67 ».
    C'est là, dans les bois entourant Boundary Pound, un lac situé à la frontière entre le Québec et le Maine rebaptisé Bondrée, que le corps saisi d'effroi, le corps sans vie de Zaza Mulligan est retrouvé, la jambe sectionnée par un vieux piège à ours, déchirée par la rouille.
    Là, dans ces étendues vertes et pénétrantes presque irréelles que les légendes et les fantômes du passé refont surface, qu'un trappeur du nom de Pierre Landry signa naguère, dit-on, un pacte de sang avec la forêt et mit fin à ses jours en se pendant dans sa cabane pour une femme qu'il avait aimé.
    Un accident. Un dramatique accident. « Poor little girl ». Il faudrait s'y résoudre et la petite communauté de Bondrée se souviendrait toujours de « l'indolence bronzée de Boundary que rien n'aurait pu assombrir […] car c'était le Summer of Love clamait Zaza Mulligan pendant que Sissy Morgan entonnait Lucy in the Sky et Franky-Frenchie Lamar, munie d'un cerceau orangé, dansait le hula hoop »
    Il faudrait encore que le père éploré de Sissy Morgan étreigne le corps pâle de sa fille au fond d'une clairière et que celle-ci succombe au même blessure que sa cousine « Pareilles dans la vie, pareilles dans la mort » pour que l'inspecteur Michaud et tous les hommes réunis sous le ciel froid de Bondrée concluent que l'horreur qu'ils avaient sous les yeux n'était pas l’œuvre d'une coïncidence mais d'un tueur, un monstre, un voisin, alimentant les rumeurs et les soupçons.
    Pour quelle raison autre que la beauté provocante de ces deux jeunes filles ? Cette question hanterait Bondrée pour longtemps et l'esprit tourmenté des inspecteurs Michaud et Cusak.

    Il y a ces polars, vous voyez de quels polars je veux parler. Ces Ellroy, ces Tim O'Brien, ces James Crumley, ces romans noirs dont on a lu un jour les premières pages convaincu que l'enquête ou l'intrigue policière n'aurait plus jamais d'importance à nos yeux au regard du style, de l'écriture et des fragilités existentielles qui habitent ces textes et leurs personnages de papier - les victimes du couperet final, la bête humaine comme les âmes errantes qui ont sombrées une fois et pour toujours dans les abîmes d'une scène de crime. Bondrée en est.

    Et je n'ai pas beaucoup de mal à dire qu'il s'agit sans doute d'un des plus grands polars que j'ai lu en cette fin d'année 2017. Dire combien cette histoire s'est insinuée en moi. Le lac Boundary Pound, ces forêts s'étendant à perte de vue, la rivière Moose et les montagnes alentours, ce décor de carte postale comme surgit d'un songe, des souvenirs d'une gamine qui se remémore et d'un été où l'enfance, l'innocence et la placidité ont foutu le camp pour basculer dans l'horreur et les replis de l'âme humaine. Foutu l'amour. Foutu la paix. Foutu la vie. Combien pourtant j'ai aimé la jeunesse, l'insouciance et l'air désinvolte de Zaza et Sisi qui disaient « foc » à la morgue et au monde entier ! Combien j'ai partagé la détresse et l'abattement des habitants de Bondrée. Combien le visage angélique de ces deux jeunes filles et leurs corps meurtris ont hanté mon esprit et celui des inspecteurs Michaud et Cusak, alimentant nos ressentiments, notre haine, notre soif de vengeance envers ce grand ravissement. Combien tous ces personnages m'ont marqué. Michaud chuchotant à l'oreille des morts. Le légiste Mordecai récitant du Shakespeare aux cadavres qui lui sont confiés. Combien la langue, l'écriture de l'auteure dans son mélange de français, d'anglais et d'argot québécois m'a paru si belle et si sensuelle, parcourue tout du long d'une brume et d'une lumière fantasmagoriques.

    Du beau avec du laid, voilà ce qu'a fait Andrée A. Michaud de Bondrée. Une charogne. Un tableau mélancolique. Le jour enseveli où la pluie ne peut effacer tous les souvenirs. Un roman d'atmosphère d'une poésie noire et sublime.

     

    Allan

  • La virilité mâle placée ?

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    Le corps du héros

    William Giraldi

    (trad. U.S. Vincent Raynaud)

    éd. Globe 22€

    William Giraldi est né à Manville, New Jersey. « Une ville de plombiers et de maçons, de camionnettes et de motos, de bars et de commerces d’alcool […] ainsi qu’un célèbre club de strip-tease. » Une ville de mecs quoi, au sein d’une famille de mecs dans laquelle on est charpentier, on travaille sans gants et on ne pleure pas.

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  • Ecolo + ego = Egologie

    Un tout petit livre mais qui donne du grain à moudre. Conférence à la librairie autour de l'Egologie avec Aude Vidal Mercredi 24 janvier à 19h.

     

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  • OUVERTURE CE DIMANCHE

    Ouverture aujourd'hui DIMANCHE 24 DÉCEMBRE de 10h à 12h30 et de 14h à 18h.

    Apportez des trucs à manger.

    Merci.

  • La couleur de l'air respirable...

    Les éditions Do nous surprennent à nouveau. Après la lecture heureuse de Comment j'ai rencontré les poissons d'Ota Pavel, je suis allé voir ce petit La décision de Brandes de l'écrivain catalan Eduard Marquez histoire de confirmer la bonne impression que m'a fait cet éditeur au nom mystérieux. Et la c'est la claque... Un texte qui va rester pour moi comme restera l'énorme Confiteor de Jaume Cabre par exemple.

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