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Librairie Les Cordeliers

  • Monnaie Locale

    La BEL MONNAIE arrive aux Cordeliers !

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  • Quand une étrange lubie vous gagne

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    POÉSIE DU GÉRONDIF

     

    de Jean-Pierre Minaudier

     

    Éditions Le tripode

     

    A gauche, le cauchemar de mes années de lettres. A droite, les vagabondages linguistiques d'un passionné de peuples et de mots.

     

    Collectionneur de grammaires de langue rares, Jean Pierre Minaudier s'est trouvé il y a de ça quelques années une addiction sinon étonnante et unique en son genre, particulièrement flippante et difficile à comprendre. La poésie du gérondif, c'est... Attends que je réfléchisse Jean Pierre... cet élan insensé qui pousse un jour un adorateur du kayardild, du kwaza et de l'urarina, entre autres, a fondé une secte d'adorateurs de la grammaire dont le cri de ralliement serait un trill bilabial qui, j'ai bien peur, risque de dépasser l'entendement du lecteur ! Pour autant, croyez le ou non, je n'ai pas été loin de rejoindre la secte.

     

    Là où le commun des mortels lit des romans, de la poésie ou une bonne BD, Jean Pierre Minaudier s'enjoye sur une grammaire descriptive d'une langue des îles lointaines, brûlantes et inutilisables du Pacifique. Et le pire, voyez vous, c'est que Jean Pierre est contagieux et vous racontera avec un humour bien à lui pourquoi chaque langue, chaque idiome, véhicule une vision singulière et donc admirable du monde qui nous entoure !

     

    Alors on dit quoi ? On dit "Bravo Jean Pierre" !

     

    Allan

  • Alien versus Tokyo : une invasion comique et rafraichissante !

     

    Tokyo-alien-bros-1-lezard-noir.jpgTOKYO ALIEN BROS

    de Keigo Shinzo

    Editions Le Lézard Noir

     

    Un panard complet ce manga !


    Usbek et Rica dans le rôle de deux aliens envoyés sur terre afin de déterminer si oui ou non le terrain est viable !


    Mais c'était sans compter sur l'absurdité, les vices et la complexité de la psyché humaine et la propension inégalée de ces deux énergumènes polymorphes à basculer dans des quiproquos fabuleux et des scènes d'anthologie à vous réduire à néant le mythe des envahisseurs venus de l'espace !


    Fichtre, c'est frais et hilarant ! Allez-y !

     

    Allan

     

  • fermeture exceptionnelle !!!!

    Lundi 12 juin, la librairie sera exceptionnellement fermée pour cause de maintenance informatique !

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  • Deux héros pas très ordinaires...

    polar, mackay, fille, kenyon, street, calmann, lévy, washingtonLa fille de Kenyon Street

    David Swinson

    Trad. de l’anglais US par Mireille Vignol

    Ed. Calmann Levy     20.90€

    Franck Marr est un ex inspecteur au commissariat de Washington DC. "Ex inspecteur" car il s’est fait jeter de la police pour cause de gros problèmes liés à sa consommation un peu trop prononcée pour la cocaïne… Il vit désormais en vendant ses qualités de fin limier à son amie Leslie Costello, avocate de la défense, et satisfait son penchant pour les stupéfiants en cambriolant les repaires de trafiquants du secteur. Une vie comme une autre quoi. Il s’en sort pas mal finalement.

    Tout dérape le jour où, en plein maraudage dans une planque de latinos, il tombe par hasard sur une adolescente ligotée à une chaise, vraisemblablement droguée, violée et battue. Que faire de ça ? Comment expliquer sa présence ici ? Comment pourtant ne pas essayer de sauver cette gamine avant le retour de ses bourreaux ? Les emmerdes commencent mais Franck Marr ne se départ jamais d’une espèce de flegme réjouissant pourvu qu’il soit assisté d’un petit rail de coke. C’est pas très moral tout ça mais on compose avec sa vie comme on peut.

    Avec cette première enquête, David Swinson, lui-même ex-inspecteur au Metropolitan Police Departement de Washington maintes fois distingué pour son travail dans la répression du trafic de drogueet du grand banditisme, nous propose un polar particulièrement bien incarné. C’est bon, désinvolte et saisissant. On adore !

    L’enfer est au bout de la nuitpolar, mackay, fille, kenyon, street, calmann, lévy, washington

    Malcolm Mackay

    Trad. de anglais par Franchia Gonzalez-Batlle

    Ed. Liana Levi       7.30€

    Enfin en poche !

    Glasgow et sa pègre. Après la formidable trilogie sur les pas de Calum MacLean, le tueur attitré du clan Jamieson, Malcolm Mackay nous entraîne à présent sur les traces d’un autre type de l’organisation : le cogneur Nate Colgan. Celui que l’on appelle pour brutaliser le pauvre type qui ne paie pas ses dettes par exemple, ou celui qui ne respecte pas les consignes… Un bon tas de muscle donc, mais quelqu’un d’intelligent aussi qui va devoir se servir de ces deux qualités dans cette nouvelle affaire : le grand chef Jamieson moisissant en prison, ses lieutenants se découvrent des ambitions. Quand arrive en plus la nouvelle qu’une organisation concurrente en rapport avec Zara, l’ex-fiancée de Colgan, convoiterait leur territoire, alors là oui, vraiment, il va falloir la jouer très fine. Il y aurait même de la manipulation dans l’air.

    Partie de billard à trois bandes garantie ! Un personnage attachant au code moral très strict et une narration à l’économie pour un polar redoutable… on en redemande !

     

  • Quelques rencontres à venir

    Dédicace avec Laurent SAVARD

    samedi 20 mai de 10h30 à 12h30

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    Dédicace avec Jean-Claude Bidaux

    samedi 27 mai

    de 15h à 18h

    bidaux, conscience, ouvrir

     

     

  • Rencontre autour de Reporter d'espoirs et de 1083

    1083, france, solutions, vanderpooten, huriez, livre, librairie

     

    Dédicaces de 18 à 19h

    Discussion à 19h

  • Contre la bêtise !

    ferrari, jérôme, flammarion, croix, articles, passe, quelque, choseIl se passe quelque chose

    Jérôme Ferrari

    Ed. Flammarion, 12€

    De janvier à juin 2016, l’écrivain Jérôme Ferrari a tenu une chronique hebdomadaire dans l’édition du lundi du quotidien La Croix. Plutôt en colère contre les éditorialistes de tous bords et autres professionnels de l’opinion qui pullulent et empêchent de penser, il ne considérait pas qu’ajouter ses propres opinions et son propre discours aux leurs, serait-ce pour les contredire, ait le moindre intérêt. Mais la tristesse des passions qui secouent notre société et la maltraitance que politiques et communicants font subir à notre langue l’ont convaincu, pour quelques semaines du moins, à revoir sa position.

    Lire Il se passe quelque chose est absolument vivifiant tant la pensée de l’auteur d’Où j’ai laissé mon âme est d’une exigence et d’une intelligence peu commune, c’est le moins que l’on puisse dire. Qu’il parle de la langue Corse, de la déchéance de nationalité, de repentance, de laïcité, de l’enseignement de l’arabe, de Finkielkraut ou des réseaux sociaux pour ne citer que quelques uns des thèmes abordés dans cet ouvrage, il ne manque jamais d’en saisir la portée en l’éclairant à la lumière de penseurs (des vrais cette fois-ci) qui lui sont chers. Simone Weil, Arthur Schopenhauer, Hannah Harendt, Boris Savinkov, Albert Camus, Clément Rosset ou Freud.

    Les mots ont un sens. Les médias s’échinent souvent à le lui faire perdre et à nous servir à la place une bouillie infâme en guise d’opinion. La bêtise des prises de parole politiques est insondable. Internet est le plus grand désinhibateur de discours haineux et de points de vue ineptes jamais imaginé par l’homme. Lire ces articles de Jérôme Ferrari, c’est respecter la langue et renouer avec une pensée un peu plus complexe, car la réalité des choses est complexe et mal nommer, oublier ou nier cette complexité est une insulte à l’intelligence. Ferrari ne donne pas son opinion dans ces quelques150 pages, il s’alarme simplement en constatant que la pente sur laquelle est en train de rouler notre monde est bien préoccupante, et qu’il est peut-être déjà trop tard pour réagir. Cela ne doit cependant pas nous empêcher de penser pour constater avec beaucoup de lucidité que le mur sur lequel nous allons nous écraser approche de plus en plus vite !

     

  • Des mangas, pas des mangouilles !

     

     Tokyo-kaido-1.jpgTOKYO KAIDO

    de Minetaro Mochizuki

    Ed. Le lézard noir

     

    Qu'on se le dise entre nous. Il y a Manga et mangouille. Seigneur et petite frappe. La cour des grands et le bac à sable. Si je dis "Mochizuki" et que vous me répondez "Pâtisserie japonaise", c'est qu'il vous faut lire "Tokyo Kaido" sans plus attendre et apprendre à faire tout de suite la différence entre un vrai bon manga et un étouffe bouddhiste !

     

    Sur ce, trêve de parlotte, lisez cet OVNI.

     

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    Solanin-1-kana.jpgSOLANIN

    de Inio asano

    Ed. Kana

     

    C'est pas évident de mettre des mots sur tout ce que j'ai ressenti en lisant Solanin pour la toute première fois. Faut se représenter la bourrasque d'émotions que c'est... le fait de passer d'un rire à une crise de larmes en l'espace de deux tomes. D'avoir autant d'empathie pour des personnages de papier et de trouver parfois comme un air de ressemblance entre une simple histoire et son propre quotidien.

     

    Solanin, c'est la romance fragile d'un jeune couple goûtant aux petits bonheurs et grandes galères de la vie dans la gigantesque Tokyo. C'est une mélodie folle qui raconte à sa manière la jeunesse : celle qui s'illusionne, est éprise de liberté, croit en ses rêves de gosse, tente de préserver une part de son insouciance et de repousser toujours plus loin un monde d'adultes qui ne lui correspond pas.

     

    Ça sonne encore trop creux dit comme ça mais c'était beau, voilà tout. Beau, dramatique et ivre d'espérance !

     

     

     

    lady_snowblood_01.jpgLADY SNOW BLOOD

    de Kazuo Kamimura et Koike

    Ed. Kana

     

    Il y a le ciel, le soleil et les nuages ! Et au-dessus, il y a feu Kazuo Kamimura ! Mon dieu du manga ! Sacré prix du patrimoine du festival d'Angoulême ! Un prix teeeeellement mérité !

     

    Lady Snow Blood, c'est l'histoire de cette femme vengeresse qui inspirera à Quentin Tarantino son film Kill Bill ! Un manga beaucoup trop culte si vous voulez mon avis ! Enfin ce n'est pas tout. Le club des divorcés, c'est Kamimura ! Lorsque nous vivions ensemble, c'est Kamimura ! L'apprenti Geisha, c'est Kamimura ! Les femmes, c'est lui, la beauté, c'est lui, la grâce et la splendeur, c'est lui, les romances tragiques, c'est lui et enfin, les meilleurs Gekida (manga social), c'est lui et je ne suis absolument pas objectif !

     

    A découvrir, redécouvrir, oublier et découvrir encore une fois !

     

     

     

    dead-dead-demons-dededededestruction-t1-270x382.jpgDEAD DEAD DEMON'S DEDEDEDE DESTRUCTION

    de Inio Asano

    Ed. Kana

     

    Le pitch, c'est que des extraterrestres ont planté leur vaisseau au-dessus de Tokyo (un peu façon District 9). Il y a eu comme un gros incident et des morts parce que c'est dans la bouche de tout le monde mais jusque là, on n'a pas vu la couleur d'un martien. En 3 ans, rien n'a bougé, pas même une petite invasion. L'état d'urgence a été levé mais ceci étant, le gouvernement reste sur les crocs, on pense encore à faire la guerre aux OVNI et à se doter d'une arme de destruction massive qui serait à même de régler l'épineux problème...

     

    Pendant ce temps là, la vie suit son cours dans une espèce d'ambiance de demi-catastrophe et ça, ça rend malade deux nanas qui n'attendent qu'une seule chose dans l'histoire : la fin de l'humanité ! Basta !

     

     

     

    cantine-de-minuit-1-lezard.jpgLA CANTINE DE MINUIT

    de Yarô Abe

    Ed. Le Lézard noir

     

    Ouverte de minuit jusqu'à l'aube, cette petite gargote du quartier de Shinjuku voit passer les personnages les plus hauts en couleur de Tokyo. Aussi abrite-t-elle les histoires les plus touchantes ! Ici, on ne mange pas à la carte mais selon nos envies et nos humeurs passagères.

     

    Pour ceux qui connaissaient déjà l'histoire du Gourmet solitaire de Jiro Taniguchi, remettez les couverts, La Cantine de Minuit est là ! Merci le Lézard noir !

     

     

     

    Allan

     

     

  • Like a Steak Machine !

    004564699.jpgSTEAK MACHINE

    Geoffrey Le Guilcher

    Editions Goutte d'Or 12€

     

    Faites-vous les crocs sur Steak Machine, le récit coup de poing de 40 jours d'infiltration totale dans un abattoir industriel ! C'est pas Chicago ni "La jungle" d'Upton Sinclair mais la Bretagne et au menu : découpes, effusions de sang, cadence infernale et défonces nocturnes !

     

    Bienvenue dans un univers interlope aux antipodes de nos assiettes, sur une chaine abattant pas moins de 2 millions d'animaux par an, où ta dignité tu peux te la mettre où je pense et où "si tu te drogues pas, tu tiens pas".

     

    Alors sur ce, bonne appétit.

     

    Allan