Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Deux super BD !

    daniel, clowes, mister, wonderful, cornélius, wilson,

    Mister Wonderfulde Daniel Clowes

    Ed. Cornélius20€

    Tout d'abord Mister Wonderful, ou l'on retrouve l'humour neurasthénique de Daniel Clowes déjà présent dans la BD Wilson qui nous avait enthousiasmés (façon de parler) en septembre dernier. Voici l'histoire d'un rendez-vous arrangé par des amis communs entre un type grisonnant n'ayant connu aucune femme depuis 6 ans et une quasi quadra trop jolie pour lui. Il y a peu d'espoir qu'elle ne lui accorde davantage que les quelques minutes de politesse requises dans ce type de rencontres, et pourtant, voilà qu'il parvient à lui dire deux trois choses pas trop bêtes, qu'elle lui répond et même qu'elle se met soudain à rire bien fort... Le miracle aura-t-il finalement lieu ? 

    Mister wonderful est truffée de monologues intérieurs hilarants que cet homme s'adresse en permanence, et dans lesquels apparaît de manière flagrante son manque de savoir-faire en matière de relations sociales : "Je n'arrive plus à parler aux gens. Trop d'années seul, renfermé sur moi-même. J'ai oublié toutes les nuances subtiles qui régissent les interactions avec mes pairs." Quant à avoir une compagne ou des amis... " Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais disons que ma femme n'avait pas été des plus fidèles, et que nombre de mes amis ayant été impliqués, j'ai fini par ne plus avoir ni femme ni amis." Le regard fatigué qu'il pose sur notre société donne lieu à des réflexions géniales comme les fois où surgissent dans les cases des types le téléphone portable collé à l'oreille " Qu'est-il arrivé à notre civilisation ? A quel moment est-il devenu normal pour des personnes saines de débiter leurs inépties en public ?" Philippe Muray et Woody Allen en une seule et même personne, voici Mister Wonderful !!!

    Visitez le site des éditions Cornélius, ne serait-ce que pour la qualité de leur sélection musicale en cliquant ICI !

    ma liang, monde, kantik, chine

    Le Monde de Ma Liang t02de Erkol / Simon / Liu Yang

    éd. Kantik13€

    Notre BD chouchou ! Voici la suite du Monde de Ma Liang, une BD d'aventures formidable pour les plus jeunes (à partir de 10 ans) qui se déroule dans la Chine Impériale du Moyen-Age. Ma Liang, pour récompense de ses talents de dessinateur, s'est vu offrir par un vieil homme un pinceau magique qui a le pouvoir de faire apparaître aussitôt tout ce qu'il dessine. Très vite, des esprits mal tournés ont compris tout ce qu'ils auraient à gagner si ce merveilleux pinceau tombait en leur possession et se sont lancés à la poursuite du petit garçon. Dans ce deuxième volume, nous retrouvons Ma Liang où nous l'avions laissé : sur une montagne en or perdue au milieu de l'océan, s'apprêtant à affronter une armada de marins patibulaires attirée par son éclat.

    Ma Liang, aidé de son grand-père et d'un rat gros comme un ours surnommé Tao, devra faire preuve de beaucoup d'ingéniosité pour leur échapper à nouveau. D'aventures en aventures, il finira par croiser la route d'un autre petit garçon et tout laisse à penser que cette rencontre ne doit rien au hasard...

    L'univers médiéval du Monde Ma Liang est merveilleusement servi par un dessin d'une qualité exceptionnelle qui prouve que l'on peut offrir à nos enfants autre chose que des Bd peintes à la truelle.

  • Un polar pour grands ados

    Tarifa, l'auberge de l'Allemand de Eduardo Iglesias

    trad. de l'espagnol éd. Rouge Inside 15€

    Pas prévu pour se retrouver dans un rayon jeunesse, c'est pourtant là que nous classerons,tarifa, iglesias, eduardo, rouge, inside, gibraltar, immigration aux Cordeliers, ce très bon roman aux allures de polar d'Eduardo Iglésias. Pour lecteur soucieux d'autrui, à partir de 15 ans.

    On l’appelle L’auberge de l’Allemand. Elle est tenue par Max dont le père avait fui l’Allemagne nazie des années plus tôt et était venu s’installer ici, en Espagne pour refaire sa vie. Tarifa est la ville côtière la plus proche du détroit  de Gibraltar et, vue du Maroc, elle symbolise la ville de tous les espoirs. La police y est omniprésente, la mafia des passeurs aussi. Loin de l’ambiance balnéaire du bord de mer où règnent les kite surfeurs, ces sportifs nouvelle génération qui allient le surf au cerf-volant, l’auberge de Max est surtout ouverte aux immigrés fraîchement débarqués qui viennent par hasard y trouver un verre de lait chaud, une couverture ou un coin de matelas pour s’y reposer un instant avant de reprendre la route vers le nord et ce long voyage censé les mener vers une vie meilleure. Max ne pose pas de question. Max est l’Auvergnat que chantait Brassens. Son propre père, en son temps, était l’étranger, le malvenu, et certainement que quelqu’un, alors, lui a porté secours. Il n’est pas trop de toute une vie pour rendre cette générosité à l’autre qui à présent en a besoin, et Max s’y applique au mieux.

    Mais les bonnes œuvres de Max embêtent pas mal de monde. Les flics et les mafieux qui ne l’entendent pas de cette oreille. Et quand ceux-là s’en mêlent, notre histoire plonge dans un polar au suspens bien léché.

    Tarifa est un roman qui devrait séduire les lecteurs adeptes d’intrigues tirées au cordeau tout en nous faisant réfléchir au monde tel qu’il tourne mal et aux réalités humaines que l’on refuse trop souvent de considérer.