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07/03/2014

J'aaadooore cette bédé !!!

backderf,punk,rock,mobile,homes,ça,là,dahmerPunk Rock & mobile homes de Derf Backderf

Ed. Ça et là         19€

Après Mon ami Dahmer parue en 2013, fascinante bande dessinée qui revenait sur ces années lycée durant lesquelles l’auteur avait côtoyé de très près celui qui allait devenir l’un des pires tueurs en série aux Etats-Unis, Derf Backderf réapparaît chez Ça et là avec un récit tout aussi « Amérique profonde » qui gagne en humour ce qu’il perd en malaise. Et c’est un vrai bonheur !

Punk Rock & mobile homes est le portrait d’un jeune homme haut en couleur dans une ville qui a perdu les siennes. La ville, c’est Akron, Ohio, au début des années 80. Une ville que l’on appelle aussi Rubber City, la ville du caoutchouc, en raison de l’importante concentration d’usines de fabrication de roues et de pneus. Enfin ça, c’était avant. Avant la crise de l’automobile, avant le chômage. Une ville abandonnée où, symbole de la décadence certainement (…) il arrive aux banques de se transformer en boites punk ! Et c’est précisément là que se déroule notre histoire, dans The bank, une salle de concert mythique qui, comme par miracle, verra passer en quelques mois le meilleur de la scène punk rock. Les Ramones, Klaus Nomi, Wendy O. Williams, Joe strummer, Ian Dury et le critique musical Lester Bangs. Ils apparaissent backderf,punk,rock,mobile,homestous dans cette BD et tous ont affaire au véritable héros de l’histoire : Otto Pizcok qui se fait appeler aussi, « le Baron ». Un grand dadais de 18 ans, trombone dans la fanfare du coin. Pas exactement un punk tel qu’on les imagine en effet. Mais la suite nous prouvera que tel n’est pas celui que l’on croyait être… et ça va être un festival !

Sur près de 150 pages, Punk Rock & mobile homes est le portrait régressif, potache et  testostéroné d’un mec qui n’en a pas l’air mais qui, au contact de cette musique qui n’aime rien, va s’épanouir et connaître l’amitié, l’amour et la gloire au micro ! C’est aussi le portrait d’une jeunesse qui prend conscience avec effroi et dégoût que le pays s’est donné à la pire baudruche que la politique spectacle n’ait encore jamais gonflée : Ronald Reagan ! Les malheureux, s’ils savaient W. Bush attendait son heure…