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30/08/2015

Rencontre avec Alain Mabanckou annulée !!! Mais livre excellent !!!

mabanckou, dédicace, rencontre, alain, seuil, petit, piment, congoRENCONTRE AVEC ALAIN MABANCKOU

annulée !!!

Petit piment

de Alain Mabanckou

Ed. du Seuil         18.50€

Petit Piment ne s’est pas toujours appelé Petit Piment. Ce nom là est un nom de guerre. Il se l'est gagné à l’orphelinat de Loango en faisant avaler en loucedé  aux frères jumeaux qui sèment la terreur dans l’établissement un plat particulièrement épicé pour venger son ami Bonaventure… Car Petit Piment sait se défendre. Un orphelin apprend ces choses là. Déposé quelques jours seulement après sa naissance, il a vécu finalement assez joyeusement ces premières années auprès de ses compagnons d'infortune, sous les regards bienveillants de Sabine, qui fait le ménage dans l’établissement, et de Papa Moupelo, le prêtre qui chaque week-end leur enseigne joyeusement la religion en leur faisant chanter des chansons aux rythmes... endiablés.

Seulement voilà. La politique et le pouvoir ne laissent jamais tranquille bien longtemps les hommes et les femmes du monde entier, et en ce début des années 70, la protection des murs de l’orphelinat n’offre aucune étanchéité face à l’arrivée d’un régime marxiste au Congo. Le directeur de l’établissement, le dictatorial Dieudonné Ngoulmoumako, fait allégeance avec beaucoup d’opportunisme au pouvoir nouveau  et se débarrasse aussitôt du prêtre et de la femme de ménage qu’il avait dû tolérer en ses murs durant de trop longues années.

Pour Petit Piment, âgé alors de 13 ans, l’atmosphère devient irrespirable. L’orphelinat prend de plus en plus les apparences d’une prison et il ne lui faudra que quelques mois pour qu'il décide de se faire la belle en compagnie des deux jumeaux devenus entre-temps ses alliés. Commence alors une vie de débrouille et de larcins du côté de Pointe-Noire, la ville où est né Alain Mabanckou dont le formidable et très personnel Lumières de Pointe-Noire, paru en 2013 était tout imprégné. La rapine donc, puis la rencontre avec la magnifique Maman Fiat 500, tenancière au grand cœur d'un bordel dans lequel le garçon va enfin trouver un peu d'affection. Maman Fiat 500 ! Petit Piment éprouve une grande affection pour elle. Sera-t-elle enfin cette mère qu’il n’a jamais eue ? Eh bien ! On n’en saura rien. Rien, car la politique et les élections, une fois de plus, passeront par là et nettoieront de façon brutale le quartier de ses prostituées zaïroises. Des étrangères en plus ! La xénophobie et le populisme n’ont décidément ni frontières, ni couleurs nous dit Alain Mabanckou.mabanckou, dédicace, rencontre, alain, seuil, petit, piment, congo

A nouveau seul, abîmé par la vie et en proie à des pertes de mémoire et de violentes hallucinations, Petit Piment ne va cependant pas laisser passer l’heure de la vengeance. Quelqu'un va devoir payer pour tous ces malheurs.

Petit Piment est en quelque sorte l’histoire d’une révolte, celle d’un individu haut comme trois piments, devant un pouvoir politique népotiste et cruel qui n'en finit pas de faire mal à l'Afrique. Et cette révolte - quel bonheur cher lecteur ! -  est portée par un art du récit terriblement réjouissant qui fait d'Alain Mabanckou, Prix Renaudot en 2006 pour Mémoires d'un porc-épic, l'un de nos romanciers parmi les plus enthousiasmant du moment !

 

22/11/2014

Florence AUBENAS à Romans

Rencontre avec

Florence AUBENAS

vendredi 5 décembre

à l'occasion de la parution du livre

En France

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Rencontre à la Médiathèque de Romans Simone de Beauvoir à partir de 18h30

La rencontre sera précédée d'une séance de dédicaces à la librairie des Cordeliers à partir de 17h*

*(horaire sous réserve de modification)

La librairie des Cordeliers remercie infiniment les éditions de l'Olivier d'avoir rendu cette rencontre possible !

21/12/2012

Ce que le Goncourt dit de sa signature à Romans...

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Bastia Mardi 18 décembre. Trois jours après son passage à Romans où il a dédicacé ses livres 2 heures durant dans notre petite librairie, voici ce que Jérôme Ferrari a déclaré devant un parterre de 500 personnes venues célébrer son prix Goncourt fraichement remis début novembre : 

Je suis allé là-bas parce que ce libraire avait fait une très bonne critique d'Un Dieu Un animal dans le magazine, très lu, des libraires. A une époque où le nombre de critiques dans les médias se résumait à zéro, cela avait été important pour moi. Donc quand mon éditeur a programmé une tournée de dédicaces, je lui ai demandé d'inscrire cette librairie. D'ailleurs c'est là que j'ai vraiment compris que quelque chose avait changé parce qu'auparavant quand je faisais des dédicaces, j'avais largement le temps de lire... et à Romans sur Isère, qui n'est pas précisément Manhattan, il y avait beaucoup de monde... beaucoup." Loyauté donc. (lire tout l'article)

On sait cette histoire. Ferrari nous l'a dite. Mais une telle générosité de la part d'un auteur envers des libraires, on a du mal à s'en remettre. Alors merci à tous d'être venus faire dédicacer votre (vos) livre(s) à la librairie ou l'écouter parler au bar le Central. Tout ce monde ! Sur le chemin du restau, il n'en revenait toujours pas... 

La photo est de Jean Delmarty


12/12/2012

LES LIVRES DE JEROME FERRARI (4/5)

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Où j'ai laissé mon âme de Jérôme Ferrari

Actes Sud 17.30€

*Son roman est assurément l'un des plus forts de cette rentréelittéraire. Où j'ai laissé mon âme raconte la confrontation entre deux hommes, le capitaine André Degorce et le lieutenant Horace Andréani. Algérie en 1957. Les deux hommes, qui se sont connus en Indochine, sont chargés d'obtenir de précieux renseignements afin de déjouer de sanglants attentats perpétrés à l'encontre de la population civile par le FLN. On le sait très bien à présent, ce travail de flic pratiqué par des militaires, ce sale boulot, il n'y a pas trois cents façons de le faire : la plus commune sous ce soleil-là, c'est la torture.

Pour Degorce, catholique pratiquant, résistant à 19 ans, déporté à Buchenwald à 20 ans, prisonnier de guerre  à la suite de la défaite de Dien Bien Phu, ce passage du statut de victime de l'Histoire à celui de tortionnaire est un tour de magie dont il a du mal à se remettre. Comment en est-il arrivé là, lui ? En état de malaise permanent, il se perd dans des postures de noblesse et d'humanisme complètement déplacées alors que dépendent de lui ces hommes qui, dans la pièce d'à côte, usent de la géhenne avec le plus grand art. Face à lui, l'impitoyable Andreani, l'amoureux déçu qui a tellement aimé son supérieur au temps de sa splendeur militaire, et qui aujourd'hui ne supporte plus de le voir ainsi, doutant de tout, lui qui croyait, quand n'importe plus? que l’exécution, sans états d'âme, d'ordres qui ne devraient souffrir d'aucune espèce d'interprétation. Torturerhumainement. Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire !?

Dans une langue magnifique, empreinte d'un lyrisme sec qui lui donne un ton si singulier, Jérôme Ferrari interroge la nature humaine quand le Mal frappe à sa porte. De Degorce ou d'Andréani, lequel des deux vous paraît le plus honnête avec sa conscience ? Et lequel des deux êtes-vous vous-mêmes, semble nous interroger en permanence ce roman magnifique qui fera écho chez beaucoup d'entre vous au sublime Des hommes de Laurent Mauvignier.

*(article paru en octobre 2010)

23/11/2012

LES LIVRES DE JEROME FERRARI 2/5

Balco Atlantico de Jérôme Ferrari

Ed. Actes Sud 18.30€ / Babel 7€

ferrari, jérôme, balco, atlantico, actes, sudEn Corse, les morts prennent trop de place, et leur mémoire encombre celle des vivants. « Les morts ne nous bénissent pas. Ils nous en veulent d’être encore vivants. Ils nous jalousent et nous détestent. Et s’ils s’abstiennent de nous faire du mal, c’est parce qu’ils ont désespérément besoin de notre mémoire, ce labyrinthe imparfait, pour y survivre encore un peu […] » Aussi la place qui reste dévolue aux vivants, à leurs rêves et leurs espoirs, se révèle donc très vite restreinte, et les voilà bientôt rejouant de façon presque mécanique, faute de mieux, les rôles maléfiques tenus jadis (et semble-t-il depuis toujours) par leurs ancêtres.

Balco Atlantico commence comme il finit. Avec la mort d’un homme. Le même homme. Stéphane Campana, jeune nationaliste en pleine ascension, qui rêvait d’un destin pareil à celui de ces types au glorieux parcours meurtrier, et dont il exhumait l’histoire dans une obscure brochure intitulée Notre mémoire, afin d’en faire de véritables hagiographies au service de la cause. Ce destin il l’aura : deux balles dans la peau. Tout le travail de Jérôme Ferrari étant alors de montrer comment la violence, l’histoire, la peur de l’autre, de l’étranger qui menace une identité insulaire fantasmée et la frustration d’une jeunesse sans avenir, entraînent presque malgré eux des hommes dans une spirale stupidement criminelle. Il faudra quatre cadavres dans ce roman fascinant pour mener le lecteur à celui de Campana. Quatre meurtres de plus sur une île où l’on enterre surtout des rêves.

A propos de rêves, voici Balco Atlantico. Une promenade, un belvédère, face à l’océan. balco, atlantico, babel, ferrari, jérôme, corseNous sommes au Maroc, et Khaled et sa sœur Hayet, s’apprêtent à quitter leur terre natale où rien de bon ne pourrait leur arriver. La vie qui leur est promise à l’un et l’autre est, à peu de chose près, celle de leurs parents. Et Khaled estime que sa sœur mérite mieux que cela. Laquelle n’imagine pas de vivre loin de lui. Alors ce sera la Corse.Pourlui un peu d’herbe à revendre pour arrondir les fins de mois, mais aussi un petit resto où faire la plonge. Pour elle, ce sera serveuse dans un bar, celui de Marie-Angèle Susini que les lecteurs retrouveront dans Le sermon sur la chute de Rome.

Avec ce deuxième roman paru chez Actes Sud dans un anonymat aussi scandaleusement sidérant que le premier, Jérôme Ferrari aborde avec beaucoup d’intelligence et de tendresse cette âme corse pour mieux en démonter, pièce après pièce, l’armure d’apparat dont elle use afin de se croire encore vivante et fière. Mais il y a, en vérité, beaucoup de stupidité dans tout cela, beaucoup de virilité mal placée. Il y a aussi beaucoup de tristesse, d’ennui et de mythologie. Cela pourrait être folklorique et sympathique si, encore aujourd’hui, des hommes ne mouraient pas, là-bas plus qu’ailleurs, assassinés en pleine rue. Seulement voilà, on ne peut rien contre l’hybris, cette tentation orgueilleuse à la démesure qui pousse les hommes à se prendre pour Dieu, et à s’octroyer droit de vie ou de mort sur leurs semblables.

16/01/2012

Philippe Torreton pour une dédicace expresse !

torreton, philippe, hamlet, shakespeare, romans, lexique,théâtreA l'occasion de sa venue à Romans pour 2 réprésentations de Hamlet,le grand comédien Philippe Torreton nous fera l'honneur de passer quelques minutes à la librairie afin de dédicacer son livre Petit lexique amoureux du théâtre et rencontrer les plus chanceux de ses admirateurs.

Dédicace expresse donc le Mercredi 18 janvier vers 17h30 / 17h45 

Représentations d'Hamlet de William torreton, philippe, lexique, amoureux, théâtreShakespeare le mardi 17 et mercredi 18 janvier à 20h salle des Cordeliers. Plus d'infos

ENTREE LIBRE, SORTIE AUSSI ! ALORS VENEZ NOMBREUX PARTAGER AVEC NOUS CE GRAND MOMENT !

Et merci infiniment à Laure Turpani de Romans Scène qui s'est démenée pour faire que cette rencontre à la librairie puisse avoir lieu. Grosses bises !

VOIR LA VIDEO DE TORRETON PRESENTANT LE PETIT LEXIQUE AMOUREUX DU THEATRE