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Librairie Les Cordeliers - Page 9

  • Chérie, j'ai rétréci l'Amérique !

    little,america,rob,swigart,cambourakisLittle America de Rob Swigart

    Ed. Cambourakis 21€

    Trad. de l’anglais (E.U.) par François Happe 

    Rob Swigart revisite le cultissime « Chérie, j’ai rétréci les gosses ! » pour nous gratifier d’une séance récréative devant le désormais « Chérie, j’ai rétréci l’Amérique ! ». Une comédie « déjantée !», « excentrique !», « hilarante !», avec Orville Hollinday Junior dans le rôle du type qui n’avait que deux ambitions : s’établir dans l’immense station-service de Little America, dans le Wyoming et tuer son salopard de père, Orville Hollinday Senior, l’apothéose par excellence !

    Des voitures, des fast-foods, des cieux immenses, bleus comme si tout allait bien, et plus de viande bovine au kilomètre carré que d’habitants dans ce grand ouest américain ! Toute cette apparente simplicité, c’est louche… Halte ! vous y êtes ! à Little America, l’endroit le plus prototypique des Etats-Unis d’Amérique ! 

    Rob Swigart signe une œuvre de jeunesse qui déménage, tire à vue sur Big Daddy et offre à son lecteur un grand moment de joie !

     

  • Center Parcs de Roybon ? On en discute.

    roybon, revue, tout, bois, monde, envers, center, parcs, lutteA l'occasion de la parution du numéro 2 de la revue De tout bois, la librairie propose une courte soirée de présentation de ce périodique ayant pour but de nourrir et documenter la lutte contre le Center Parcs de Roybon dont la construction, avec 1000 cottages et une bulle chauffée à 29° toute l'année, dévasterait à jamais le paisible bois des Avenières vieux de plus de 720 ans !

    Allez, venez qu'on en discute ensemble.

  • SOUS LE BOIS D'UNE STATUE

    voyage, octavio, miguel, bonnefoy, rivages, LE VOYAGE D'OCTAVIO de Miguel Bonnefoy

    Ed. Rivages 15€

     

    « On ne va jamais si loin que lorsque l’on ne sait pas où l’on va ». Christophe Colomb découvrant le nouveau monde.

    Analphabète, étranger à son propre pays, Octavio n’est pas de ses "grands" hommes victorieux qui ont écrit l’histoire et continueront à l’écrire. Mais les grands voyages, eux, sont faits d’extraordinaires rencontres et peuvent par leur détours changer le cours d’un destin. 

    Le voyage d’Octavio, c’est la rencontre fantastique d’un petit homme des bidonvilles avec la « petite » histoire de son pays, « terre de grâce » sans ancêtres, où la peste et les croyances populaires ont depuis longtemps balayé toutes traces du passé.

    C’est les aventures rocambolesques, épiques et grandioses de Don Octavio et après cela, l’empreinte de son passage terrestre laissé dans nos esprits. Un souffle littéraire bien faisant qui nous murmure : l’histoire est ailleurs et son cœur bat toujours sous le bois d’une statue.

    Un premier roman pittoresque dans une langue brève et exaltée sonnant en nous comme une invitation au voyage.

     

     

     

     

  • Il est chez nous chez lui : Jérôme Ferrari revient !!!

    rencontre - dédicace avec 

    JÉRÔME FERRARI 

    ferrari, jérôme, principe, actes, sud, heisenberg, dédicace, rencontre, quantique, physique

    vendredi 3 avril

    Le principe éd. Actes Sud 16.50€

    Werner Heisenberg. Un nom très intimement lié avec celui de la physique quantique quand, dans les années 1920, l’apparition de celle-ci va pulvériser le socle de connaissances scientifiques sur lequel reposait notre vision d’un monde atomique bien sage. Voici un homme, habité par un idéal de vérité scientifique forcément sublime (la vérité pourrait-elle être laide ?!) qui parviendra à une conclusion pareille à un puits sans fond d’incertitude… Cette découverte magnifique et horrible passionne Jérôme Ferrari. Comment dire en littérature ce que seules les mathématiques rendent - à peu près - intelligible ? Et surtout, comment expliquer qu’un idéal de beauté pareil s’achève en champignon atomique au dessus de la ville d’Hiroshima ?

    Au plus près de la vie d’Heisenberg et des ses errements qui le mèneront à travailler pour les labos nazis, Ferrari suit un destin allemand  « poignant » du XXème siècle. Son écriture, au lyrisme retenu, bombardée de particules du doute, est magnifique et fragile.

     

    Dédicace à la librairie à partir de 17h / Rencontre à la Médiathèque Simone de Beauvoir à 18h30

  • Un peu de noir pour chasser la grisaille...

    salem, carlos, jambon, calibre, actes, sud, babelUN JAMBON CALIBRE 45 de Carlos Salem

    Trad. espagnol par Claude Bleton

    Ed. Actes Sud Babel Noir 8,70€

     

    Nicolás est un homme porté sur deux choses : le whisky et les femmes, avec surtout très peu de glaçons. L’ennui,  c’est quand les deux vous tombent dessus un matin et se mettent à vous demander des comptes (pas de pourquoi, ni de comment) ! Vous êtes bientôt et la victime et l’inspecteur d’une histoire aussi invraisemblable qu’absurde…

    On vous a pris de court, vous êtes dépassé ou peut être tout simplement trop vieux pour ces conneries ! Tout se met à tourner très très vite dans votre tête : les bouteilles, le temps et une myriade de créatures sulfureuses ! Deux solutions, peu d’échappatoire : un corps à corps bien serré ou trois balles dans le fondement… Qu’importe le calibre, pourvu qu'on ait l’ivresse !

     A lire cul sec et sans simagrées !  Pour l’amour des femmes, de l’écriture et du « bagou argentin » !

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    Retour à Watersbridge de James Scott

    trad. anglais (U.S.) par Isabelle Maillet

    éd. du Seuil 21.50€

    Hiver 1897 dans l'état de New-York.

    Et dire que cela ne devait être qu'une simple vangeance... Elspeth retrouve son mari et ses quatre enfants assassinés gisant dans la neige. Ne reste que Caleb, 12 ans, au milieu de ce massacre. Seul un long parcours à travers la glace, le froid et la solitude à la poursuite des trois tueurs au foulard rouge les ramènera à la vie.

    Voyage initiatique pour Caleb, cathartique pour Elspeth, Retour à Watersbridge est une épopée d'une violence sèche et brutale au milieu de paysages d'une beauté à couper le souffle.

    Amateurs de littérature des grands espaces, aurez-vous le cœur assez solide pour accompagner mère et fils jusqu'au bout du voyage...?

    Un premier roman sublime et noir comme la neige...

  • Un classique américain enfin disponible.

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    Le meilleur de Bernard Malamud

    trad. anglais (U.S) par Josée Kamoun

    éd. Rivages 21.50€

    Roy Hobbs était promis à une grande carrière de joueur de baseball. Doué d’un coup de batte incroyable, le jeune homme avait véritablement les armes de ses ambitions. Il voulait être le meilleur. Le meilleur joueur de baseball de tous les temps, avec des statistiques d’enfer. Mais un coup de feu va anéantir sa carrière prometteuse et le tenir éloigné des terrains de longues années durant.

    Il revient à la compétition quinze années plus tard, à l’âge où pour beaucoup de joueurs professionnels vient l’heure de poser définitivement la batte. Recruté par les Knights, une équipe en perdition qui s’enfonce dans les profondeurs du tableau, il s’avère très vite que son swing n’a rien perdu de son percutant et Pop Fisher, l’entraîneur maudit de cette équipe new-yorkaise se remet à espérer en des lendemains meilleurs … Et si, après des années de galère, l’heure de Roy Hobbs avait sonné !?

    Le meilleur, certes, est un livre profondément américain de par l’univers sportif qui lui sert de toile de fond, mais il reste universellement poignant lorsqu’il dépeint le combat qu’un homme mène contre lui-même et contre les démons qui l’assaillent. Enfant rejeté par sa mère, incapable de se situer dans le regard des femmes, incapable de reconnaître son ennemie intime dans celle qu’il aime comme il l’est d’accepter l’amour d’une autre dans toute sa simplicité, ilmeilleur, malamud, bernard, rivages, natural, redford, baseball, se perd dans les tourments du désir entraînant dans ses errements sa constance de sportif. Personnage profondément secret et solitaire, Roy Hobbs devient très vite malgré lui le héros d’un public et d’une ville pour qui la moindre baisse de régime du leader des Knights se transforme en un désamour chargé de haine. Roy n’est pas préparé à cela. Il ne veut pas se charger du fardeau populaire et ses relations avec le public et la presse sont dépeintes par Malamud avec une très grande violence.

     Haletant, rageant, poignant, Le meilleur est devenu un classique de la littérature américaine qui a inspiré, depuis sa parution en 1952, des écrivains comme de Don DeLillo ou Michael Chabon. Philip Roth quand à lui est certainement le plus grand admirateur de l’œuvre intégrale de Bernard Malamud.

    En 1984, Le meilleur a connu une adaptation cinématographique avec Robert Redford pour interprète principal.

  • Un océan d'humour !

    lupano, panaccione, océan, amour, delcourt, bretagne, châlut, Un océan d'amour de Lupano et Panaccione

    éd. Delcourt / Mirages 24.95€

    Comme tous les matins (on l'imagine) le petit monsieur s'en va sur son petit chalutier pécher de quoi gagner sa vie et comme tous les matins (on l'imagine) sa bonne grosse femme le couve d'un œil plein de tendresse en lui servant le consistant viatique qui lui donnera des forces. Seulement voilà, la sortie en mer cette fois-ci va virer à l'épopée drolatique !

    Un océan d'amour est un véritable tour de force : à la fois BD d'aventure sans effets spéciaux, dénonciation du désastre écologique qui nous pend au nez sans lourdeur moralisatrice, satire d'une société de la mode qui se propage et disparaît  à la vitesse d'internet, véritable histoire d'amour sans les violons, le tout porté par un humour d'une finesse et d'une sensibilité remarquables !

    Que dire de plus ? Eh ! bien rien justement parce qu'en plus c'est une BD sans bulle ! Parfaitement. Pas la moindre parole prononcée dans ces 220 pages superbement dessinées par Panaccione et misent en scène par ce Lupano que l'on adore !

    Alors oui, pour l'occasion, lâchons-nous et disons clairement que cette BD sans bulle...

    ... nous laisse muets d'admiration !

    ... nous laisse sans voix ! 

    Et que vraiment les mots nous manquent !

     

    océan, amour, lupano, mouette

     

  • Sans faute !!!

    bernard, pivot, théâtre, romansDédicace Bernard PIVOT 

    Mercredi 4 février à 17h30.

    Le célèbre animateur d'Apostrophe et de Bouillon de culture, invité par la saison des spectacles de la ville de Romans, s'accordera une heure d'échange avec les romanais avant de monter sur scène à l'occasion de son nouveau spectacle "Souvenirs d'un gratteur de tête".

    L'occasion d'une petite séance de dédicaces de cet amoureux des mots qui leur a consacré de nombreux ouvrages tels que "Oui, mais quelle est la question ?", "Les tweets sont des chats", "Les mots de ma vie" ou encore "100 expressions à sauver" et "100 mots à sauver".

  • Une belle parution en poche !

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    Avoir un corps de Brigitte Giraud

    éd. J'ai lu 6.90€

    Que dit un corps ? Comment faire parler un corps ? Comment mettre en mots, depuis les premiers souvenirs douloureux d’une maladie infantile jusqu’à la souffrance physique du deuil ressentie par une femme mûre, cette langue silencieuse que parle le corps ? 

    C’est ce défi, né des nombreux échanges et du travail réalisé avec la chorégraphe Bernadette Gaillard de la compagnie immanence, qu’a su relever superbement Brigitte Giraud dans le cadre d’une lecture dansée « BG/BG » initiée par Le grand R-scène nationale dela Roche-sur-Yon.

    Et ce qui aurait pu être un pensum à la lecture (ce que sont souvent les défis en littérature) se transforme en une sorte de poème en prose tout en mouvements humains, qui avance comme le corps grandit et puis ne grandit plus mais commence à vieillir non sans avoir entre-temps lui-même engendré un autre élan, un autre corps, plus petit, qui grandira à son tour et suivra son propre mouvement. Car chaque corps a une histoire et celui-ci qui se raconte sous la plume de Brigitte Giraud ne peut dire que la sienne, aussi belle qu’incroyablement commune, touchante parce qu’universelle.

    La réussite de l’auteur teint surtout à la richesse du champ lexical qu’elle moissonne pour mener à bien son entreprise. Le verbe juste pour dire le corps qui désire et celui précis pour dire le corps qui travaille ou qui vibre comme jamais à l’occasion d’un premier concert de rock. Le corps comme boite de résonnance mais aussi le corps qui manque du corps de l’autre, le corps qui se transforme, qui grossit à l’adolescence ou maigrit à l’heure du deuil. On ne le dit pas de la même façon et il est impossible de ne pas être épris d’admiration devant tant de virtuosité langagière. Ça ne bégaie pas, ça ne se répète pas, ça ne tourne pas en rond. Voici une langue qui cherche et puise au bon endroit le mot juste qui dira ce qu’il voulait dire et pas autre chose.

    Bien sûr il s’agit ici d’un corps de femme et ce détail n’en est pas un. S’il s’était agi d’un corps de garçon devenant homme, l’histoire aurait été toute autre. Et pourtant  on va au bout de ce parcours littéraire, que l’on soit homme ou femme. Parce que si nous partageons tous le fait terriblement banal d’avoir un corps, il faut remercier Brigitte Giraud d’avoir écrit le sien.

  • 3 minutes au fond de la piscine...

    akhil, sharma, notre, famille, indiens, new, york, olivier, exil, immigrationNotre famille de Akhil Sharma

    trad. de l'anglais (us)

    éd. de l'Olivier   19.50€

    Durant l’année 1978, le père de Ajay décide de quitter l’Inde pour les Etats-Unis. Une année plus tard, sa femme et ses deux enfants le suivent et la famille s’installe dans un petit appartement du Queens. C’est petit, il n’y a qu’une pièce pour dormir mais l’eau chaude et la télévision y coulent en continue, et ça, pour le petit garçon de 8 ans qui deviendra plus tard écrivain, cela a quelque chose de féerique.

    Notre famille raconte d’abord cela. Une installation chaotique vécue cependant par toute la famille comme une véritable ascension  sociale, et un désir paternel farouche de faire de sa troupe d’indiens une véritable petite famille américaine. Et la clef de cette intégration réussie passera forcément par les études des enfants. Aussi, rapidement, une pression énorme va être mise sur les épaules de l’aîné, Birju, 13 ans, afin qu’il réussisse le concours d’entrée à la Bronx High School of Science. Toute la famille va vivre durant de longs mois dans l’unique souci de sa réussite à l’examen. Birju est un grand frère modèle, revêche avec Ajay mais bienveillant et travailleur. L’Amérique lui plaît énormément. Il y vit beaucoup plus épanouit qu’en Inde et où il ne se faisait pas d’amis. Dans ce quartier du Queens, il est même devenu populaire ! Finalement admis au grand soulagement de tous, on se dit que cette histoire de rêve américain est décidément bien lancée !

    Elle s’écrasera malheureusement au fond d’une piscine par une chaude journée d’été quelques semaines plus tard. 3 minutes. 3 minutes que l’on ne pourra jamais soustraire au temps passé ni effacer pour faire comme si elles n’avaient jamais eu lieu. 3 minutes, c’est le temps que Birju va passer dans l’eau chlorée avant d’en être retiré. Les lésions cérébrales sont irréversibles. Birju passera le reste de ses jours dans son lit médicalisé. Une autre histoire d’intégration commence alors…

    Il aura fallu 12 ans et plus de 7000 pages de travail à Akhil Sharma pour écrire ce livre hommage à sa famille détruite par ce drame. 12 ans pour dire sur 220 pages, avec simplicité et parfois beaucoup d’humour, cette succession de combats, de petites victoires et de défaites, d’espoirs douchés et de reconstruction malgré tout. Notre famille raconte aussi l’histoire d’un dévoreur de livres, et la naissance d’un écrivain qui se jette à corps perdu dans la fiction et l’imaginaire pour mieux se protéger de la vie et de ses blessures.

    C’est bouleversant, dépourvu de pathos et cela vous concerne dès la première ligne.