Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Librairie Les Cordeliers - Page 8

  • Parti sans un mot...

    Undercurrent de Teundercurrent, tetsuya, toyoda, kana, disparition, bain, public, manga

    tsuya Toyoda

    trad. du japonais

    éd. Kana 12.70€

     

    Kanae a une trentaine d'années et, depuis le départ de son mari, elle tient avec sa tante un bain public, un de ces établissements communautaires jadis très appréciés des japonais mais qui aujourd'hui ferment les uns après les autres. Changement de pratiques, changement d'époque. Ce basculement donne d'emblée un touche mélancolique à ce manga d'une grande beauté.

    Car la question qui anime Kanae comme tout le petit monde qui l'entoure est justement de savoir pourquoi Satoru, son mari, a disparu - apparemment volontairement - un beau jour. Pourquoi l'a-t-il laissée sans lui dire un mot, sans rien expliquer ? Kanae, sur les conseils d'une amie qui va un peu lui forcer la main, décide d'embaucher un détective privé. Sans grand espoir cependant...

    C'est à ce moment là qu'arrive Hori, personnage mystérieux qui vient de se faire embaucher à la chaufferie du bain pour aider Kanae. Personnage mystérieux, peu bavard, Kanae confronte sa mélancolie à celle du nouveau venu et le jeu de séduction qui peu à peu s'établit entre eux deux est comme la seule voie de sortie qui semble se dessiner pour l'un comme pour l'autre. A condition que l'un et l'autre, justement, arrivent à se parler vraiment et mettre en mots le secret douloureux qui les lie...

    Undercurrent est une formidable BD. Une histoire de près de 300 pages qui se lit comme un roman graphique. Cette histoire sera plébiscitée aux Japon, par les lecteurs comme par la critique.

  • Une histoire catalane.

    pep, coll, cercueils, quatre, noirs, blancs, actes, sud, espagne, catalan, guerre, fait, divers, assassinatQuatre cercueils: deux noirs et deux blancs de Pep Coll

    trad. du catalan par Edmond Raillard

    éd. Actes Sud 23€

    Voici Quatre cercueils : deux noirs et deux blancs de l'écrivain de langue catalane Pep Coll... Et accrochez-vous parce des textes pareils, on n'en lit pas tous les jours !

    Retour sur un fait divers qui a réellement eu lieu au lendemain de la Guerre Civile espagnole, en 1943. Une famille de paysans installée dans les contreforts des Pyrénées catalanes est retrouvée massacrée. Le père, la mère et leurs deux filles âgées de 10 et 14 ans sont sauvagement abattus. Les assassins sont vite identifiés. Il s'agit d'un couple voisin, des paysans aussi, qui par jalousie au sujet d'un bout de terrain attribué un peu vite à l'autre famille par les propriétaires terriens du coin, se sont fait justice eux-mêmes. Arrêtés, ils vont d'abord faire un an de prison en attendant leur procès, et ce malgré leur penchant plutôt franquiste durant les années de guerre civile. Il est important pour le nouveau régime de montrer que ce crime, qui n'est pas politique mais bien de droit commun, doit être traité de façon exemplaire. Les choses ne vont cependant pas en rester là, et pour un millier de raisons bien lâches et par un sens de l'opportunisme éhonté, ils vont être très vite libérés, faute de preuves soit disant... Tout le village va devoir donc s'accommoder à vivre aux côtés d'assassins en faisant comme si de rien n'était, comme si justice était bien passée.

    Dans un pays tout juste sorti d'une guerre qui a fait des milliers de pep, coll, quatre, cercueilsvictimes et provoqué l'exil de nombreuses familles, s'abat une amnésie collective sur volonté politique du général Franco. Il s'agit de montrer qu'un pays moderne émerge sous la férule du nouveau dictateur et ces histoires de péquenots catalans ne pèsent pas grands choses vues de Madrid. Elles feraient même un peu honte. Alors si la mémoire collective fait défaut, celle des hommes et des femmes qui habitent ces terres de roches et de chênaies, elle, n'oublie pas... Et le temps qui passe n'y fait rien...

    Ce livre est littéralement PASSIONNANT ! Il n'est pas sans rappeler De sang froid de Truman Capote qui lui aussi revenait sur un fait divers dans l’Amérique des années 50 pour en faire un monstre de roman ! Il y a chez Pep Coll la même force narrative qui emporte le lecteur, et surtout, cette volonté de distinguer parmi le fracas de la grande Histoire les débris épars des histoires minuscules. 

     

     

  • Un mafieux peut en cacher un autre...

    mimmo, gangemi, seuil, policier, polar, revanche, petit, jugeLa revanche du petit juge de Mimmo Gangemi

    trad. de l'italien

    Ed. Seuil Policiers 21.50 €

     « Dans la Ndrangheta, il n’y a pas une tête au sommet et une multitude de demi-têtes qui descendent jusqu’à la base de la pyramide. Ici, chaque organisation obéit à ses propres règles. »

    Bienvenu en Calabre dans le cul terreux de l’Italie ! Terre sanguine et reculée pour l’homme civilisé de Toscane et de Lombardie. En Calabre, il est de notoriété publique qu’on ne met jamais le nez là où il n’a pas lieu de mettre le nez. Ce qui est enfoui six pieds sous terre reste six pieds sous terre. Manque de peau pour le substitut du procureur Maremmi, retrouvé dans sa cage d’escalier refroidi de deux balles de pistolet à canon long. Ni d’ « objection ! », ni de « votre honneur ! ». Il ne fait pas bon d’avoir du flair… Une veine pour Alberto Lenzi dit « le petit juge », ami du regretté Maremmi, coureur de jupons au barreau et tire au flanc exemplaire ! 

    Qu’il lui en coûte, les amis sont les amis et Lenzi entend prendre sa revanche ! Sale affaire et la partie n’est pas gagnée. Le chef de bâton parle la langue des prophètes et la règle qui prévaut est qu’un  mafieux peut en cacher un autre…

    Voilà un petit polar qui fleure bon l’huile d’olive, la vendetta et le sang chaud pressé à froid sous la meule agricole ! Un premier roman violent et pittoresque pour celui qu’on compare déjà à Camilleri pour sa recréation du dialecte local et à Cataldo pour son portrait de la mafia calabraise !

    Affaire à suivre !

  • Vous venez pour le James Bond ?

    graff, laurent, dilettante, nom, majesté, houatAu nom de sa Majesté de Laurent Graff

    Ed. Le dilettante 14€

    Un homme se promène sur les plages d'une petite île, un carnet à la main. Il note :

    Un chalutier relève son filet, déclenchant un feu de mouettes.

    Je ne veux pas connaître le nom des oiseaux, ni celui des herbes. Je ne veux même pas savoir où se trouvent le nord et le sud. 

    L'instituteur fait le tour de l'île avec ses élèves. Il n'y a pas meilleure leçon.

    On le voit, le bonhomme est un peu poète, un peu sauvage, un peu branleur aussi. Il passe quelques jours en touriste discret. Pas du genre à faire des vagues sur la plage. Mais ce type qui se balade tout seul attire cependant l'attention des habitants de Houat. Sur cette île qui baigne à quelques encablures de Belle-Île en mer, il intrigue d'autant plus qu'une folle rumeur court depuis quelques jours : un James Bond pourrait être tourné ici même ! Vraie rumeur ? Fausse information ? Forcément, il va falloir tirer cela au clair et alors un jour, le maire et deux de ses adjoints viennent frapper à la porte de notre homme : "Bonjour, excusez-nous de vous déranger. Nous avons une question à vous poser. Vous venez pour le James Bond ?"

    Commence alors un joyeux récit le temps d'une soirée bien arrosée où la vie insulaire, ses secrets comme ses peines et ses joies, est l'objet d'une conversation passionnante. On y parle des enfants qui quittent l'île et de ceux qui y reviennent abîmés par le continent après des années d'exil, de la façon que l'on a ici de faire appliquer les règles en l'absence de forces de l'ordre à disposition, de l'inflation immobilière qui chasse les insulaires et du chômage qui n'est pas plus agréable ici qu'ailleurs... Alors, c'est vrai que cette histoire de James Bond, ça donnerait un peu d'attractivité au coin, comprenez ?

    Laurent Graff parle aussi de lui-même, narrateur de cette histoire qui a décidé de rester 5 semaines sur cette île rencontrée par hasard quelques années auparavant. Il confie ses doutes d'écrivain, son admiration pour Jean-Philippe Toussaint, revient sur son parcours littéraire et sur les précieux mots d'encouragement que Jérôme Lindon, l'innommable éditeur des éditions de Minuit, lui glissa il y a bien vingt années maintenant et sur cette obstination qu'il y a à écrire, chaque matin, très tôt, et pour combien de lecteurs ?

    Puisse ce livre formidablement drôle, tendre et poétique lui apporter de nouveaux lecteurs !

  • C'est le Mois du voyage du 13 mai au 9 juin !

    La médiathèques de Romans présentent Le Mois du Voyage

    6 mois tome 2.jpgPartenaire de la Médiathèque pour cette manifestation, la librairie  sera présente à l'occasion d'une présentation de la Revue 6 Mois

    le Vendredi 29 à 18h30 à la Médiathèque Simone de Beauvoir.

    Projection de reportages de photojournalisme autour du monde sous forme de courts métrages. Marie-Pierre SUBTIL, rédactrice en chef de la revue, partagera avec nous les histoires émouvantes, chocs ou simples des reportages publiés dans la revue.

    La rencontre est organisée à l'occasion de l'exposition Je suis Walé du photographe de réputation internationale Patrick Willocq

    Plus d'infos sur cette formidable revue issue elle-même de la revue XXI : Site de la revue 6 mois.

     

     

    nus, culottés, nans, thomassey, voyage

    Rencontre avec Nans Thomassey et projection d'un extrait de l'émission Nus et culottés

    Jeudi 4 juin à 18h30 Salle communale de Mours.

    Nans Thomassey est un baroudeur rendu célèbre par les voyages qu'il a bible, grand, voyageur, nans, thomasseyfait avec son ami Mouts dans la série Nus et culottés diffusée sur France 5. Le principe est simple, on dépose deux personnes toutes nues n'importe où, à charge pour elles d'atteindre un objectif fixé au départ. Nans nous racontera ses anecdotes de tournage et de voyage autour du monde.

    Il a collaboré à la Bible du grand voyageur

     

    ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE POUR CES 2 RENCONTRES !

     

     

  • Quel goût ça a la nanotechnologie ?

    nanotechnologies, lengler, rivasi, eelv, verts, drôme, conférence,débat

    Conférence - débat lundi  mai Salle Charles MICHELS à Romans

    Les produits contenant des nanoparticules envahissent notre quotidien. Invisibles à l’œil nu, ces nouvelles molécules hightech laissent parfois deviner leur présence par les accroches publicitaires : aliments aux “saveurs inédites”, “cosmétiques agissant plus en profondeur”, “sous-vêtements antibactériens”, fours et réfrigérateurs “autonettoyants”, articles de sports “plus performants”, et armes plus destructrices…
    Sans cesse, les ingénieurs en recherche et développement inventent de nouvelles applications des nanos qui sont commercialisées sans le moindre contrôle, au mépris de la réglementation les obligeant à tester la toxicité des substances avant de les vendre. Or, il s’avère que ces nanoparticules sont souvent redoutables – elles sont si petites que certaines peuvent traverser tous les organes, jouer avec notre ADN et provoquer de nombreux dégâts.
    Grâce à son enquête aussi rigoureuse qu’explosive, Roger Lenglet a retrouvé les principaux acteurs des nanotechnologies. Il livre ici leurs secrets et les dessous de cette opération menée à l’échelle planétaire qui, avec le pire cynisme, continue de se déployer pour capter des profits mirobolants au détriment de notre santé.
    Avec ce premier livre en français sur la toxicité des nanoparticules, Roger Lenglet tente de prévenir un nouveau scandale sanitaire d’une ampleur inimaginable.

     

    En savoir plus sur la soirée ? Site EELV Drôme.

  • On compte sur vous !

    La soirée PREMIÈRE fois !

    Le MERCREDI 6 mai.
    Nous recevrons 2 jeunes auteurs. 


    Miguel BONNEFOY pour son audacieux miguel, bonnefoy, voyage, octavio, rivagesPREMIER roman "Le voyage d'Octavio" qui vient de paraître aux éditions Rivages
    et 
    anna, zerbib,petit, bonhomme, chemin, nouvelle, jeune, écrivain, prix, 2015, buchet, chastel, satin, couvertesune jeune romanaise Anna ZERBIB, toute nouvelle lauréate du Prix du jeune écrivain pour une nouvelle superbe intitulée Le petit bonhomme de chemin que les éditions Buchet Chastel viennent de faire paraître. C'est sa PREMIÈRE publication !


    Ce sera aussi la PREMIÈRE rencontre animée par Allan, notre apprenti de combat ! 
    Alors venez encourager ce vent nouveau qui soufflera sur la librairie ce soir là ! Et si vous n'avez jamais osé venir depuis que l'on fait des rencontres à la librairie, alors profitez-en ! Ce sera aussi votre PREMIÈRE fois !

    On compte sur vous le 6 mai (dédicaces à partir de 18h et rencontre croisée dès 19h).


    *notez que le roman de Miguel Bonnefoy est en lice pour le Prix Goncourt du Premier Roman qui sera remis... le 5 mai. Bonne chance Miguel !

  • On remet les gants à Leonard Gardner !

    fat, city, leonard, gardner, tristram, huston, boxe, soupleFat City de Leonard Gardner 

    trad. anglais (U.S.) par Pierre Girard

    éd. Tristram    8.95€

    Portrait croisé de deux boxeurs de Stockton, dans le nord de la Californie - l’une des villes les plus misérables des Etats-Unis - Fat City, paru en 1969, a valu à son auteur un succès foudroyant. Récompensé par le National Book Award,  Leonard Gardner n’écrira rien d’autre que ce chef d’œuvre, à la manière d’un boxeur quittant le ring à la suite d’un combat unique remporté par K.O.

     Billy Tully est un vieux boxeur de 29 ans qui aimerait retrouver les gants après une éclipse de deux années et un combat pipé perdu face à un adversaire bien mieux soutenu qu’il ne le fut lui par son propre entraîneur. Amer mais bien décidé à cogner encore plus fort qu’avant, il est guidé par une intuition de vie toute simple : « Si j’ai le combat j’aurais l’argent, si j’ai l’argent j’aurais la femme ». Car sa grande souffrance lui vient de ne pas être aimé et d’avoir perdu la femme de sa vie.

    L’autre boxeur, qui aura le même entraîneur que Billy en la personne de Ruben Luna le poissard, celui que tous ses boxeurs abandonnent en cours de route, c’est le jeune Ernie Munger dont les premiers essais laissent entrevoir un avenir prometteur… dans la limite d’une ville comme Stockton, coincé dans la salle d’entrainement minable du gymnase du Lido s’entend.

    Les femmes, les combats, l’amour, les applaudissements, tout file entre les doigts meurtris de ces gueules cassées, personnages maudits et magnifiques abonnés aux désillusions. Pour gagner leur vie, ils sont journaliers agricoles, et pour la raccourcir, ils la noientdans l'alcool. Ils se sentent vieux avant d’être vieux, perdent leurs combats avant même de les avoir disputés et si jamais une victoire croise leur chemin, ils en saccageront le profit comme seuls les loosers hors catégorie savent le faire : pathétiquement et en solitaire.

    On l’aura compris, Fat City est un roman noir. Mais il est de ceux qui illuminent la littérature américaine depuis toujours. Il est peu question de boxe finalement dans cette histoire là, mais bien d’amour au sens le moins rose du terme et c’est ainsi que Gardner crochète son lecteur. Merci aux éditions Tristram d’avoir remis les gants à ce livre là.

     « Il éteignit, et rêva qu’il ne parvenait pas à s’endormir. »

  • Génocide arménien

    bati, chatenian, dédicaces, arménie, nouvelles, génocideBati Chétanian est originaire de Romans, où ses parents, rescapés du génocide de 1915, avaient trouvé refuge. Elle a fait des études de lettres classiques, avant de se consacrer à celles de l'arménien classique et de sa traduction. Son engagement dans cette voie découle de la conviction transmise par ses parents que la langue arménienne est la seule terre qui reste aux Arméniens déracinés.

    Bati Chétanian sera présente le samedi 25 avril, au Festival du Livre franco-arménien à Marseille, dans le cadre du programme du centenaire du  génocide des Arméniens, et

    à Romans

    le mardi 28 avril à 17 h

    à la Librairie des Cordeliers 

    où elle dédicacera son livre « Les fils de la dentellière ».

    Il fallait sans doute avoir été initiée à l'art ancestral de nouer les fils par une mère dentellière, orpheline réfugiée de Van, pour parvenir à nous faire voyager en une Arménie, réelle et imaginaire, avec autant de subtilité, à travers sept nouvelles dédiées chacune à une cité : Garine, Malatya, Mouch, Kharpert, Yérévan, Spitak et Van.

    Les fils de Bati Chétanian sont des mots si finement juxtaposés que son écriture emprunte souvent les univers de la poésie ou du conte. Tradition et modernité ne s'opposent pas ; la seconde s'inspire de la première, d'une profondeur et d'une richesse insondable et bienfaisante. Le raffinement de l'expression ne sert pas seulement une littérature en quête d'émotions, elle sert aussi des sujets d'actualité, parfois violents, comme les mouvements de lutte de libération nationale.

    Les fils de la dentellière – aux Éditions Thaddée. 

  • Chérie, j'ai rétréci l'Amérique !

    little,america,rob,swigart,cambourakisLittle America de Rob Swigart

    Ed. Cambourakis 21€

    Trad. de l’anglais (E.U.) par François Happe 

    Rob Swigart revisite le cultissime « Chérie, j’ai rétréci les gosses ! » pour nous gratifier d’une séance récréative devant le désormais « Chérie, j’ai rétréci l’Amérique ! ». Une comédie « déjantée !», « excentrique !», « hilarante !», avec Orville Hollinday Junior dans le rôle du type qui n’avait que deux ambitions : s’établir dans l’immense station-service de Little America, dans le Wyoming et tuer son salopard de père, Orville Hollinday Senior, l’apothéose par excellence !

    Des voitures, des fast-foods, des cieux immenses, bleus comme si tout allait bien, et plus de viande bovine au kilomètre carré que d’habitants dans ce grand ouest américain ! Toute cette apparente simplicité, c’est louche… Halte ! vous y êtes ! à Little America, l’endroit le plus prototypique des Etats-Unis d’Amérique ! 

    Rob Swigart signe une œuvre de jeunesse qui déménage, tire à vue sur Big Daddy et offre à son lecteur un grand moment de joie !