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Librairie Les Cordeliers - Page 6

  • Pourquoi je suis libraire et pas vétérinaire. Par Allan.

    MYSTERE-MONDE-QUANTIQUE-bd.jpgLe mystère du monde quantique

    Thibault Damour et Mathieu Burniat

    éd. Dargaud 19.99€


    Il y a de ça quelques années, alors que j'étais encore au lycée en fin de seconde, je me souviens avoir été contraint de faire "un choix important". Choix du genre "déterminant" pour l'avenir. A cette époque, il va s'en dire, j'étais loin de m'imaginer que je deviendrai un jour le libraire que je suis. J'avais un rêve et ce rêve était d'être un super vétérinaire (rêve qui avait succédé au rêve de devenir un super "chercheur de dinosaures" comme le docteur Alan Grant dans Jurassic Park, mon idole d’alors). Ce choix fut celui de m'orienter dans la filière scientifique. Quelle désillusion... ! Pourtant, si médiocre qu'ait pu être mon laborieux parcours jusqu'au baccalauréat scientifique, une vérité doit être rétablie ! La science, la dure, celle qui cogne et qui fait mal à la tête, fut aussi, sous bien d'autres aspects, une source d'évasion pour moi !

    C'est ainsi qu'en dehors du bahut, je passais le plus clair de mon temps dans ma librairie bande dessinée et qu'à la fin de ma première 1ère S, je pus établir, par une démonstration assez simple (du type 0 + 0 égale la tête à toto) que la probabilité de devenir vétérinaire était devenue aussi mince que celle de devenir Alan Grant... Je passais le reste de ma vie de lycéen dans le rang des L refoulés, à parler BD, basculant de cette manière, doucement mais surement, de l'autre côté de la caisse enregistreuse.

    [Fin du laius]

    C'est là que je lève le voile sur ma dernière lecture en date ! L'incroyable, la mirobolante et fantastique odyssée scientifique de Thibault Damour et Mathieu Burniat : Le mystère du monde quantique sortie chez Dargaud ! Car me voilà réconcilié ! De la science, des algorithmes, des démonstrations lumineuses et des logiques contradictoires ! Et cela vaut prescription ! Mathieu Burniat m'avait déjà franchement convaincu il y a 1 an et demi par son adaptation d'un grand classique de la littérature culinaire : La passion de Dodin-Bouffant. Mais là, c'est mieux que tout ! Je suis bluffé ! Si "Personne ne comprend vraiment la physique quantique", à commencer par les hommes qui en sont à l'origine, il faut saluer Thibault Damour, physicien rompu aux grandes arcanes de la cosmologie quantique pour avoir formé avec Burniat, un duo d'auteurs absolument génial !

    L'histoire commence sur la lune, quand Bob l'aventurier perd dans un tragique darmour, bande, dessinée, burniat, dargaud, quantique, physiqueaccident de météorite Rick, son plus fidèle compagnon (milou en plus sagace) ! Les années ont passé et Bob pleure encore dans son fauteuil la triste fin des aventures de Bob et Rick. Tout en parlant à sa reproduction empaillée, qui lui fait soudainement comprendre que Bob le fougueux s'est bigrement encroûté, notre aventurier se voit invité à un congrès scientifique sur le monde quantique et s'apprête, sur les conseils de Rick, à résoudre l'ultime mystère qui bouleversera jusqu'à sa conception même de la réalité !
    Contre toute attente, Bob se voit propulsé tel un électron libre dans le continuum espace-temps ! Il rencontre Max Planck au pied d'un arbre à fruit et converse avec lui de ce qui inaugura une longue quête de sens à travers l'histoire de la physique moderne ! Suivront les découvertes d'Einstein, Niels Bohr, de Broglie, Heisenberg, Born, jusqu'à la fameuse expérience du chat de Schrodinger, laissant entendre que peuvent coexister de multiples réalités…

    De là cette bouleversante et vertigineuse question existentielle que posera le monde quantique : le libraire que je suis peut-il être devenu, dans une autre réalité, le super vétérinaire qu'enfant il voulait être ou le fougueux Alan Grant dans Jurassic Park ?!

    Faites-en vous-même l’expérience et lisez sans plus attendre Le mystère du monde quantique !

    Allan

  • Une biographie passionnante !

    birnbaum, blum, léon, pierre, front, populaire, seuil, portrait, biographieLeon Blum, un portrait

    Pierre Birnbaum

    éd. Le Seuil      20€

    Il fut un temps où les gouvernements de gauche changeaient la vie des français en bien… La pique est un peu convenue en ces temps de remodelage social, certes, mais comment ne pas penser à nos gouvernants actuels quand on lit cette remarquable biographie consacrée à l’homme du Front Populaire par Pierre Birnbaum, ancien professeur de sciences politique et historien passionné des relations qu’entretiennent République et judaïsme ? Une biographie ramassée (seulement 250 pages) et archi-documentée mais étonnement plaisante à lire qui redonne enfin un peu d’épaisseur à un homme dont l’Histoire retiendra un peu trop rapidement qu’il ne fut que l’inventeur des congés payés.

     

    Chronologiquement et avec beaucoup d’entrain, l’essayiste fait le portrait d’un jeune juif normalien qui fut un grand ami de Proust et de Barrès, amateur comme eux de littérature à laquelle il s’essaya longtemps avant de s’en éloigner, passionné qu’il fut très vite par le débat public. Le verbe oui, mais au service des idées plutôt que de la littérature. Des années de jeunes hommes en habits de dandy « aux attitudes peu viriles » qui firent rapidement les délices d’une droite à moustaches au poil bien enraciné dans notre belle Terre de France, Blum basculera (avec un léger retard mais une ardeur redoublée) dans le combat politique aux côtés de Jaurès à l’occasion de l’Affaire Dreyfus. Entre Jaurès et Blum, ce sera ensuite un long compagnonnage jusqu’à l’assassinat du premier. Peu d’hommes politiques de premier plan auront à subir à sa façon autant de torrents nauséabonds d’injures raciales. Son attitude impassible appuyée sur une foi exemplaire en la République sera la meilleure réponse qu’il opposera sans fléchir à ses contempteurs antisémites. Il y aura aussi la création de la SFIO, le Front Populaire, le déchirement ressenti au moment de la Guerre d’Espagne et puis la défaite, Vichy, l’arrestation et le procès que le régime de Pétain voudra lui faire en 1943 à Riom et dont il renversera brillamment l’accusation. Ce courage énorme qui fera hurler de rage la presse nationaliste de l’époque (Gringoire, Le Petit Parisien, L’Appel, Au pilori !, etc.), ce sera lui aussi qui lui permettra de tenir durant les longs mois de déportation au camp de Buchenwald jusqu’au moment de sa libération au printemps 1945. Il terminera sa vie en apportant un soutien résolu à la création de l’état d’Israël en Palestine, une attitude oubliée aujourd’hui qui surprit à l’époque plus d’un de ses amis. Comment comprendre qu’un ardent républicain tel que lui cautionnât la création d’une nation ayant pour base la religion !? Paradoxe ? Cela ne sera certainement pas le seul que vous découvrirez en lisant enfin ce livre tout en contrastes. Oui viscéralement Républicain. Oui, viscéralement juif (les trois femmes de sa vie seront juives). Délicat, un brin efféminé, et pourtant grand séducteur. Un écrivain qui dynamitera l’institution hypocrite du mariage pour mieux s’y réfugier ensuite. Un réformiste de combat qui n’aura de cesse de refuser la brutalité révolutionnaire soviétique. Tout cela, oui, vraiment. Un homme, un combat et une époque à redécouvrir d’urgence. Passionnant !

  • La propriété, c'est le vol !

    Couv_265690.jpgALEXANDRE JACOB,

    Journal d'un anarchiste cambrioleur

    éd. Sarbacane à Paris X 22,50€

     

    Dans le panthéon des anomalies du 19e siècle finissant, Alexandre Marius Jacob occupe une place de marque !

     

    Il est vrai que dans cette Belle Epoque où les scélérates font loi et où les grands titres du Petit Parisien font frémir le quidam, il ne fait pas bon de mettre en pratique ses idées libertaires !

     

    Aussi cette bd croque-t-elle à merveille et rend-elle tous ses honneurs au cambrioleur anarchiste, à l'authentique figure de l'honnête homme, que dire, l'idéologue de l'illégalisme, gaillard espiègle à la verve faconde et intarissable !

     

    Si la propriété est le vol, le vol de la propriété en est sa juste restitution !

     

    Gageons en somme que "tout homme a droit au banquet de sa vie" et la messe est dite !

     

    Lisez le journal d'Alexandre Jacob !

  • Trouver sa place.

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    Un autre monde de Michka Assayas

    éd. Rivages 18€

    C’est parce qu’il ne sait plus comment renouer le lien avec son adolescent de fils qu’un jour, l’éminent chroniqueur musical Michka Assayas lui propose de monter un improbable groupe de rock accompagné au chant par une gamine gentiment punk de 16 ans. Groupe d’autant plus douteux que le journaliste qui nous fait partager son amour de la musique avec tellement de talent depuis le début des années 80 est lui-même un piètre musicien… En fait, il n’est pas musicien du tout et c’est le drame de sa vie à cet homme capable d’assassiner en un article bien vachard un groupe quelconque quand en secret il meurt d’admiration devant le moindre bassiste punk d’une formation boutonneuse de seconde zone… Lui, qui possède un savoir musical encyclopédique qui indiffère complètement son garçon, crève littéralement d’admiration lorsque ce dernier s’assoie derrière sa batterie et commence à jouer.

    La musique est une chose que l’on apprend dans sa jeunesse. Monter un groupe de rock est une lubie d’ado. Quand en 2005 il découvre sur son Mac l’application Garageband qui permet de composer sa propre musique sans savoir jouer du moindre instrument, ce grand timide se lance alors sans prétention dans cet amusement miraculeux dont il perçoit tout de même qu’il pourrait lui permettre enfin de savoir ce qui sommeille vraiment au fond de lui depuis de longues années. Sans le savoir, il va faire là un premier pas en direction de son fils. C’est Bono en personne, dont Michka Assayas peut revendiquer une sincère et lointaine amitié, qui va lui indiquer un jour la voie à suivre. Lors d’une conversation durant laquelle le critique s’épanche à la l’oreille du chanteur de U2 au sujet de l’incompréhension qui persiste entre son garçon et lui, et ce en dépit de longues et sévères discussions qu’il lui inflige régulièrement, celui-ci lui dit qu’au lieu de parler en vain, il serait peut-être temps de faire enfin quelque chose avec lui ? Rapidement, l’idée d’un groupe, aussi bancale soit-elle, va devenir l’obsession du père.

    Livre de confession et d’admiration, de transmission et d’apprentissage, formidable ode à l’énergie punk et à l’art brut, ce récit de Michka Assayas est tout cela. Le livre d’un homme qui cherche sa place et pense enfin l’avoir trouvée en réalisant un rêve de gosse : un siège, lui, un instrument dans les mains et cinq, dix, vingt ou cinquante personnes venues l’écouter. Le livre d’un timide pourtant.

  • La vengeance est un plat qui se mange le plus longtemps possible

    book_548.jpgLes salauds devront payer

    éd. Liana Levi 20€

    Petite devinette. Qu'est ce qui relie la ville d'Haiphong à Alger, Alger à Wollaing, Wollaing à de l'histoire ancienne, histoire des corons, des usines métallurgiques, Berga mourante, sa tour à plomb et une poignée de salopards dans le bassin minier du Nord de la France ? Une junkie retrouvée morte, assassinée dans le terrain vague de la petite ville de Wollaing.

     

    Pauvre nana. Endettée jusqu'au cou. On lira le canard de d'main. Et on apprendra à coup sûr que la jeune Pauline Leroy s'est faite refroidir par ces fesse-mathieu, ces deux beaux salauds de Freddie Wallet et Gérard Waterlos. C'est du tout cuit ! Mais pas pour le vieux museau du commandant Bruchmeyer. Non, pour ce vieux briscard de la police, l'instinct nous dit qu'un salaud peut en cacher un autre. Il suffit de creuser comme nos ancêtres, gueule dans la fosse, pour se rendre à l'évidence : on n'enterre pas le passé si facilement...

     

    Certains disent que la vengeance est un plat qui se mange froid. D'autres lisent "Les salauds devront payer" et leur répondent : erreur, la vengeance est un plat qui se mange le plus longtemps possible !

     

    Un polar à savourer !

  • Pour 2016, au moins de bonnes lectures !

    Bonne année 2016 et bonnes lectures à toutes et tous !


    Et 2015 fois MERCI pour 2015, une année toute en contrastes pour les quatre
     libraires des Cordeliers entre un contexte national flippant qui nous a foutu les larmes au milieu des livres et la bonne santé de notre librairie qui grâce à votre fidélité se porte très bien.


    Une année avec de belles rencontres (Jérôme Ferrari, Jacques Terpant, Iain Levison, Delphine de Vigan, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot), les honneurs à deux reprises de l'indispensable émission littéraire de François Busnel La Grande Librairie en février et en mai sur France 5, et un déménagement solidaire en une grise matinée du mois d'août ! A ce sujet, que les petits muscles qui nous ont aidé ce matin là reçoivent une double ration d'embrassades ! Cette présence nombreuse et spontanée nous a mis du baume au cœur. Vraiment.


    MERCI aux anciens lecteurs qui nous suivent depuis 2009 et à tous ceux, toujours plus nombreux, qui nous ont rejoint en cours de route depuis bientôt 7 ans ! Votre fidélité nous touche. Et votre gentillesse et votre patience... C'est pas pour fayoter mais quand même, on se dit parfois que nos clients, ils sont vachement sympas (à 2 ou 3 clients près...).


    Bref, on va essayer de faire aussi bien cette année, on va tenter de pas trop vieillir, de vous trouver encore des jolies perles et d'habiller et salir gentiment cette nouvelle librairie qui n'a peut-être pas encore trouver sa tournure définitive en termes d'aménagement. La trouvera-t-elle d'ailleurs jamais ?


    Merci, merci merci et à très bientôt. Que cette année soit au moins ponctuée de belles lectures. On fera ce que l'on peut pour vous y aider.
    La bise !
    Nathalie, Allan, Olivier et François.

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  • Deux livres en colère pour commencer 2016.

    Deux textes de combat pour terminer l’année ou pour la commencer. Parus l’un et l’autre au début du XXème siècle, La bombe (1908) de Franck Harris et Le bateau- usine (1929) de Kobayashi Takiji vous redonneront l’envie d’aborder 2016 avec l’envie d’en découdre. On a tous des combats à mener.

    bombe, harris, franck, mai, dernière, goutteLa bombe d’abord. Dans ce texte centenaire, Franck Harris revient sur un épisode de la lutte pour les droits des travailleurs aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle. Rudolph Schnaubelt, le narrateur de cette histoire, sera celui lancera une bombe le 4 mai 1886 en direction des forces de police, lesquelles, depuis plusieurs mois, matent avec une violence meurtrière le moindre mouvement de révolte syndicale. De cet attentat retentissant naîtra la journée de la Fête du traval du 1er mai ainsi que certaines obligations légales liées au travail des enfants aux Etats-Unis.

    La bombe revient donc sur le parcours de cet immigré allemand humaniste et pacifiste qui en quelques années, au contact du grand militant anarchiste Louis Lingg qui sera son véritable mentor et devant la réalité de l’exploitation ouvrière menée par le patronat américain, deviendra l’homme révolté prompte à exprimer sa colère en commettant un attentat. Impossible de ne pas établir de relation, bien sûr, entre cette explosion là et celles entendues en France et ailleurs durant cette année 2015. Aussi la lecture de ce texte écrit, il faut bien le dire, dans une langue qui nous paraît aujourd’hui un brin désuète par certains côtés, prend-elle une résonance tout à fait actuelle.

    Salué à l'époque par Charlie Chaplin comme un chef d’œuvre, ce livre révèle tout le talent de conteur que possédait Franck Harris qui greffera au récit du révolté l’histoire d’amour qu’il tisse – et avec quelles difficultés ! –  avec la jeune Elsie Lehman. Cette belle de Chicago qui aurait pu, il s'en est fallu de peu, le faire basculer, non pas du côté de la violence pour la cause collective, mais du côté de l’amour dans sa dimension la plus égoïste. Le destin en décida autrement.

     

    bateau, usine, takiji, kobayashi, allia, japonLe bateau-usine ensuite. Ce court récit plein rage qui vaudra à son jeune auteur d’être torturé à mort par la police politique japonaise en 1931 se termine sur ces mots : « Que ceci soit lu comme une page de l’histoire de l’invasion coloniale par le capitalisme ». Voici donc un chef d’œuvre de la littérature prolétarienne de l’empire du soleil levant.

    Un bateau-usine, c’est une de ces embarcations rouillées et retapées à moindre coût par des patrons peu regardants et envoyées pour 4 à 5 mois en mer d’Okhotsk, zone de tension entre l’URSS et le Japon, afin d’y pécher le crabe. A son bord, 400 crève-la-faim en provenance de tout le pays recrutés à coup de promesses comme autant de mensonges. L’enjeu, une productivité infernale afin de démontrer au monde entier - mais d’abord au voisin soviétique - la force nippone quand elle se met au travail. Derrière ce bourrage de crâne, inculqué au besoin à grands coups de bâtons, on comprend très vite qu’il en va d’abord des intérêts de grands patrons empressés de s’enrichir, et leurs actionnaires dans le même mouvement, en enrobant l’épreuve de décorations patriotiques. Mépris de l’humain, mépris du travail, collusions entre l’état, l’industrie et l’armée, ce livre offrait un éclairage indispensable à qui voulait comprendre ce que l’irruption violente du capitalisme dans son pays voulait dire.

    Sans jamais s’être lui-même embarqué dans l’un  de ces raffiots maudits comme aurait pu le faire un Albert Londres auquel on ne peut s’empêcher de penser en lisant ce roman, le modeste employé de banque Kobayashi Takiji qui respirait en s’occupant de littérature une fois son office quitté, s’est suffisamment documenté en allant interroger nombre d’ouvriers revenus de l’enfer. Ce texte puissant raconte comment, au cours d’une de ces sorties, une prise de conscience collective va se faire parmi les ouvriers et comment une révolte de classe salutaire va, petit à petit, naître et se dresser face à l’injustice.

    En 2008, les japonais vont redécouvrir ce chef d’œuvre et, dans un pays en proie à de grandes difficultés économiques qu’accompagne une précarisation accélérée du salariat nippon, Le bateau-usine va se vendre en quelques mois à plus d’un million d’exemplaires !

    Lecture indispensable à une meilleure compréhension de ce roman, la postface d’Evelyne Lesigne-Audoly est tout simplement remarquable.

     

    Jetez-vous sur ces deux perles de littérature engagée heureusement rééditées par les belles éditions La dernière goutte et Allia.

  • A noël, portez de la Pop Française ! So chic...

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    La française pop de Christophe Conte et Charles Berberian

    éd. Hélium 28€

    Il y a quelques années encore, personne n’aurait osé porter en public de la pop française sur lui. D’ailleurs on ne savait même pas que cela existait. Il y avait de la chanson française et de la britpop, ça oui. Mais de la pop française ! Ah ! Bon ? Il existe une Pop Française !? A cette question, quelques années plus tard, Christophe Conte, journaliste aux Inrocks, et le dessinateur Charles Berberian répondent par un « Oui ! » de 300 pages franchement excitant.

    Avec le recul que leur confère la sagesse des ans, ces deux messieurs nous régalent d’un album joliment illustré où l’anecdote se mêle à la légende. Les portraits de chanteurs et de groupes se succèdent selon un classement confortablement alphabétique, depuis le A de Dominique A jusqu’au V de Pierre Vassiliu (eh ! oui) et le lecteur jubile, page après page d’en apprendre autant sur notre trésor national pop. On le ferme souvent l’esprit plus éclairé, et on monte le son.

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  • Rencontre Pinçon-Charlot

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    rencontre avec

    Michel et Monique Pinçon-Charlot

    à l'occasion de la parution du livre Tentative d'évasion (fiscale)

    aux éditions La Découverte

    Mardi 1er décembre à 19h

  • rencontre dédicaces avec Delphine de Vigan, Prix Renaudot 2015

    rencontre exceptionnelle avec Delphine de Vigan à Romans mercredi 18 novembre

    dédicace à la librairie des Cordeliers de 17h à 18h

    rencontre à la médiathèque dès 18h30

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