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01/09/2016

Sylvain Prudhomme revient !

Soirée (littéraire et musicale)

avec

Sylvain Prudhomme

téléchargement.jpg

autour de son nouveau roman

Légende

vendredi 30 septembre

dédicace de 18 à 19h

rencontre après 19h

 

La rencontre autour de Légende sera suivie d'une lecture musicale du premier roman de Sylvain Là, avait dit Bahi accompagnée par à l'oud par Fayçal Salhi.

faycal, salhi, oud

Ecouter Fayçal Salhi : https://www.youtube.com/watch?v=RbP_gyrSSlE

 

prudhomme, sylvain, légende, arles, crauLégende

Sylvain prudhomme

 

A Arles, vivent deux amis. Nel, le photographe amoureux du paysage voisin de la plaine de la Crau à laquelle il rend hommage en réalisant de magnifiques panoramiques, et Matt, l’anglais arrivé en Provence il y a quelques années à peine et qui, en entrepreneur né, s’est lancé avec succès dans la vente et l’installation de toilettes sèches.

Nel est l’enfant du pays. Petit fils de berger arpentant les pâturages de La Crau depuis la nuit des temps, il est porteur d’un lien mémoriel avec ce paysage même s’il ne le traverse plus désormais au cul des moutons mais derrière le volant d’un camion élévateur, se servant de la nacelle afin de trouver les meilleurs angles de vue pour son travail. Matt, lui, l’infatigable touche à tout, réalise à ses heures perdues des documentaires pour son propre plaisir. Et quand il découvre à quelques kilomètres d’Aigues-Mortes l’existence de la Chou, un ancien repaire festif de gardians devenu avec les années le lieu incontournable des soirées arlésiennes et même au-delà, il décide avec la passion qui le caractérise d’en raconter l’histoire en recueillant ici et là, témoignages et documents. Ce qui l’intéresse c’est l’esprit de la Chou, cette innocence festive des débuts qui traversera les années 70 et 80 sans perdre trop de son âme avant de devenir plus tard, une usine à fête assez banale. Gloire et déclin d’un lieu. Reste la légende.

C’est en enquêtant sur cette boite de nuit qu’il apprend l’existence de Fabien et de Christian. Deux frères, désormais disparus, qui ont fréquenté cette boite à cette période. Deux témoins de ces années d’insouciance pour qui la vie devait paraître légère, mais aussi deux frères que tout opposait. Fabien, aérien, dandy magnifique et provocateur. Christian, bagarreur, renfrogné et toxicomane. Apprenant que ces deux hommes étaient les cousins de son ami, et que, fait crau, plaineextraordinaire, ils sont morts tous deux le même jour à 10 000 kilomètres de distance, Matt se lance avec une rage passionnée dans la construction de son documentaire. Avec passion, mais aussi beaucoup de violence pour Nel qui accepte difficilement de voir remonter à la surface tout ce passé familial douloureux. Leur amitié va être mise à rude épreuve.

 

Sylvain Prudhomme que l’on avait découvert et aimé à la parution des Grands en 2014 (Prix des lecteurs de la librairie des Cordeliers) nous revient avec une véritable légende arlésienne car Fabien et Christian, sous d’autres noms, ont réellement existé. On retrouve avec délices cette écriture d’une rare élégance sachant jouer aussi bien de sensualité que d’entêtement afin de fouiller le passer d’une relation fraternelle, d’une époque et d’un lieu par petites touches. De petites bulles remontent à la surface comme autant de souvenirs. Eclatant elles peuvent faire le bien tout autant que le mal.

29/08/2016

Et deux grandes lectures pour commencer cette rentrée littéraire !

mauviginier, continuer, minuitContinuer

Laurent Mauvignier

éd. de Minuit 17€

Parce que Samuel, son adolescent de fils, part à la dérive entre violence de bande et questionnements identitaires, Sybille entreprend avec lui un périple de 3 mois à travers le Kirghizistan sans vraiment lui laisser le choix. Ce n’est pas une très grande voyageuse mais elle parle le russe et dans cette ancienne république soviétique, elle saura se faire comprendre. Elle fait surtout le pari que  cette « excursion » à dos de cheval (l’un des derniers centres d’intérêt reconnus par son fils) saura les rapprocher. Le vent, le silence, les rencontres feront tout naturellement renaître la parole et la compréhension entre eux deux, loin de la vie citadine et d’un travail épuisant au centre hospitalier. Ce sera aussi une façon de montrer à Benoît, le père de Samuel dont elle s’est séparée il y a quelques années, qu’elle sait "faire face" loin des ricanements qu’il lui jette au visage à chacune de leurs rencontres.

Continuer raconte ce trajet parsemé d’embûches, de bonnes et moins bonnes rencontres, et de flashs back qui nous éclairent sur la vie de cette femme qui hésitait il y a 20 ans à peine, avant un quotidien de fatigue, entre une carrière d’écrivaine et de chirurgienne. Petit à petit, le regard de Samuel sur celle qui n’était jusqu’ici que sa mère va changer. Il va se charger de passé et de profondeur, le jeune homme prenant conscience que derrière cette mère, il y a une femme. Douce façon pour Laurent Mauvignier de montrer un enfant devenant homme à travers la perception bouleversée qu’un fils porte sur celle qui n’a jamais cessé d’être là pour lui, au point de finir par ne plus la voir.

Cette histoire finira-t-elle bien ? On le pense très longtemps. Presque jusqu’à la fin de ce livre dont le décor surprendra les lecteurs les plus fidèles de l’auteur de Des hommes. On ne attendait pas Mauvignier les pieds dans la boue à ce point, et pourtant nous voici en plein Nature wrinting à la française, perdus au milieu de nulle part dans un paysage tour à tour magnifique et inquiétant. Ce texte rappellera le Sukkwan Island de David Vann avec toutefois un ancrage contemporain beaucoup plus évident, en témoignent les échos douloureux aux attentats parisiens de ces derniers mois.

Retrouver Mauvignier avec un livre pareil est une vraie joie de lecteur que je vous invite à partager !

mabel, autours, macdonald, helen, fleuve, noirM pour Mabel

Helen Macdonald

trad. de l'anglais par Marie-Anne de Béru

éd. Fleuve noir 19.90€

Indéfinissable pour notre plus grand bonheur, M pour Mabel raconte le voyage dans le monde de la fauconnerie et - au-delà - de la sauvagerie animale, qu’Helen Macdonald va entreprendre à la mort de son père. Terrassée de douleur, elle qui depuis toute petite se passionne pour les rapaces et la littérature qui va avec, décide alors d’acheter un autour, une merveille de volatile réputé pour la brutalité de ses attaques. Manière aussi de rester en lien avec cepère trop subitement disparu, car la légende veut que ces oiseaux là établissent un pont entre le monde des vivants et celui des morts.

Le livre raconte cet apprentissage, et le retour à la vie après l’épreuve du deuil. Mais il est bien plus riche encore. Il est un éloge de la patience, un hommage à l’écrivain T.H. White, auteur oublié de L'épée ans la pierre (1938) dont Walt Disney tirera Merlin l'enchanteur et lui aussi amoureux fou des rapaces. Réflexion sur l’imaginaire médiéval dans l’Angleterre d'aujourd’hui, sur la violence des hommes et celle des animaux ce grand livre est pourtant une livre qui observe, comprend et apaise.

Je n’avais jamais rien lu quoique ce soit de semblable ! Moi qui n'aime ni les livres de deuil, ni les rapaces, j'ai DE-VO-RE Mpour Mabel !

16/08/2016

Le guide de l'homme invisible

couv-contorsionniste-prov-RVB.jpgLE MANUEL DU CONTORSIONNISTE ou LE GUIDE DE L'HOMME INVISIBLE ou FAUSSAIRE : MODE D'EMPLOI

(les titres sont aussi changeants que les identités du personnage principal)

 

Craig Clevenger

éd. Le nouvel Attila 20€

 

Daniel Fletcher peut compter ses overdoses sur les doigts d'une main. Et de doigts de la main, il en a six¹. Ce qui fait une overdose de trop ! Celle qui vous cloue violemment à un lit d’hôpital en vous faisant passer d'individu lambda à celui de victime d'une IMV², type très suspect et prochain candidat à l'asile des fous. Sauf que la dernière fois, Daniel Fletcher s'appelait Christopher Thorne et que la fois d'avant, il s'agissait d'un dénommé Eric Bishop...

 

Dans le collimateur de la police, des hôpitaux et de la mafia, Daniel est pris dans une fuite en avant. Changer de noms, de papiers, de souvenirs. Fabriquer quantité de preuves et d'identités. Devenir invisible. Et chercher les raisons obscures qui ont fait de nous le meilleur faussaire, « à quatre pattes sur le plancher de notre mémoire »...

 

 

Allez savoir ce qui ne tourne pas rond dans la tête d'un génie à la Tyler Durden (dixit Fight Club). Rendons-nous à l'évidence. Le contorsionniste est une anomalie dans le système. Le contorsionniste est une équation à X inconnues. Le contorsionniste est une dégénérescence ! C'est le guide de l'homme invisible. C'est notre intégrité mentale mise à mal ! C'est notre corps en boule qui réclame à grands cris ! « Une autre page, il me faut une autre page ! »

 

Une drogue fantastique et foutument tordue ! A lire d'une traite pour bien viser le rush !

 

 

SORTIE PRÉVUE POUR SEPTEMBRE 2016

 

 

Allan

 

¹ Notre héros est polydactyle

² Intoxication Médicamenteuse Volontaire

 

23/07/2016

Une moisson de classiques ! [POLAR]

Les classiques, nos vieux. Ceux qui n'ont plus rien à prouver et sur lesquels le temps n'a pas de prise. Ceux là qui se font discrets sur l'étagère de la bibliothèque mais qui ne trompent pas un œil averti. Ceux qui comme les murs étaient là avant et seront là après.

Tu y reviens comme à la maison parce que l'appel du cœur oblige. Ils sont tes points de repère, tes prises de conscience et tes révélations. C'est pourquoi il te faut les lire pour après cela, ne plus jamais les oublier.

 

Alors, c'est des classiques qu'il te faut ? J'en ai sous le coude ! De la valeur sûre ! Des qui te ficheront le cœur en l'air ! Des qui te fileront des états d'âme pas croyables ! Te feront vibrer le palpitant, mettront tes nerfs en vrille ou te redonneront une seconde jeunesse ! Des polars que tu ne seras pas prêt d'enterrer ! Des noirs et bien corsés, pas coupés au lactose !

 

Voici une moisson de classiques !

 

 

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de James M. Cain

 

Mémorable crime story transformée en histoire d'amour passionnelle et foutrement échevelée, Le facteur sonne toujours deux fois est un de ces polars qui vous coupent net la chique ! Une endiablade entre deux amants dans une Californie plus prosaïque que jamais ! In-dé-mo-dable !

 

 

 

 

 

 

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de Horace Mac Coy

 

Vous avez de grandes chances d'avoir vu ou au moins entendu parlé un jour du film de Sydney Pollack avec Jane Fonda dans le rôle de Gloria. Derrière ce film se cache un roman noir immense ! Tout un symbole sur l'absurdité de la condition humaine et ce que l'Amérique a connu de pire et de meilleur. Vous en dire plus serait un crime !

 

 

 

 

 

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de Donald Weslake

 

C'est l'Histoire hilarante et tragique d'un auteur de pornos à la chaîne, frappé par une crise de créativité. Racontez-le comme ça à vos amis, je vous jure, ça fait son petit effet. Pseudo-polar par excellence, Adios Schéhérazade est une espèce de remède naturel contre la morosité ! Jouissif à un point, vous n'avez pas idée !

 

 

 

 

 

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de Jim Thompson

 

Être shérif dans un roman de Jim Thompson c'est :

 

- mentir comme un arracheur de dents 
- tuer avec un naturel déconcertant 
- et compter sur sa bonne étoile 
- le tout, avec la main sur le cœur !

 

C'est beau. Et quelque peu effrayant !

 

 

 

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de James Ellroy

 

Sombre, Malsaine, obsédante, mélancolique... Le Dahlia Noir est la pièce maîtresse de l’œuvre de James Ellroy. Un polar culte, magistral, dévastateur. Un de ceux qui marquent durablement les cœurs et les esprits !

 

 

 

 

 

 

 

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de Howard Fast

 

Alan Macklin est l'archétype du détective privé ! Le bonhomme triste et guignard, vous le situez ? Howard Fast donne pourtant à son personnage l'occasion de rebattre les cartes. Une belle somme d'argent et une femme qu'on ne rencontre qu'une seule fois dans sa vie. L'intouchable et fantasmatique Sylvia. Fatalement, on tombe amoureux.

 

 

 

 

 

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de Dashiell Hammett

 

Il a donné ses lettres de noblesse au mauvais genre. Le roman noir lui en doit une belle ! Moisson rouge est son classique ! J'ai nommé : Dashiell Hammett ! Inventeur de la Hard-boiled School (traduisez, l'école des durs à cuire), Hammett nous gratifie, avec Moisson Rouge, d'un anti-héros « Badass » et d'un polar à vous flanquer un bon coup de fouet !

 

 

 

 

 

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de David Goodis

 

Il émane de ce roman noir une sorte d'aura romantique. L'alcool n'est pas très loin sur le piano bar et les vieux démons guettent un pauv' pianiste qui ne demandait pourtant rien à personne. Hélas Ed, on ne se cache pas éternellement derrière des mélodies...

 

 

 

 

 

 

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de Jean-Patrick Manchette

 

Incontournable Manchette, coup de pied balayette, on se relève avec l'envie d'en lire un autre ! Plus brutal, plus dopé, plus cogneur ! Manchette trouve le ton parfait des grands polars américains dans des mondes en crise, perpétuellement en proie à la violence !

 

 

 

 

 

 

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de James Ross

 

James Ross est l'auteur d'un livre, un seul. Chef d’œuvre maudit. Auteur trop méconnu. Roman noir de la grande dépression, Une poire pour la soif existe pour nous convaincre que dans un univers de violence, de luxure et de cupidité, tous les coups sont permis. Sans exceptions. Ce qui rend la chose assez fascinante !

 

 

 

 

 

Allan

16/07/2016

Otomo magazine, au bon goût de pop culture japonaise !

 

Otomo, Rockyrama, ramen, kaiju, pop culture, juin 1986, Albator, Akira, Ultraman, Club Dorothée, Récré A2ROCKYRAMA ANNUAL MAGAZINE présente

 

OTOMO

 Ramen, Kaiju et Pop Culture

 

Editions Ynnis 12,50€

(soit 1500 yens japonais !)

 

Rockyrama, la très indispensable revue branchée pop culture américaine présentait le 6 juillet dernier son fils caché japonais : OTOMO ou l'autre face de cette pièce aux étendues infinies et aux contours à géométrie variable qu'est la culture populaire !

 

Otomo, c'est l'appel des ramens, des kaijus* et des mangas déferlant sur l'Hexagone courant des années 2000 ! L'appel et le cri de toute une génération biberonnée à Récré A2 et Club Do ! La belle époque des Tom Sawyer, Nicky Larson et Chevaliers du Zodiaque, sources inépuisables de bonheur animé pour les uns et d'horreurs pour les autres, les amoureux du Japon traditionnel et emmerdeurs maximums, aux premiers rangs desquels on pouvait compter, jadis, l'impayable Ségolène Royale !

 

« 1979. Les petits français découvrent les aventures d'Albator sur la deuxième chaîne publique. A peine un an après l'arrivée de Goldorak, l'engouement pour le corsaire rivalise avec celui d'Actarus. Mais gardiens du temple et politiques de tous poils n'y entendent à peu près rien et se mettent en tête de mener la vie dure au si subversif envahisseur nippon ! » p12-13

 

Pouvait-on imaginer pareille revanche sur l'obscurantisme et l’accord parental souhaitable tant, 20 ans plus tard, la culture populaire japonaise s'est imposée en France au nez et à la barbe de tous, grâce à l'effort de guerre des plus passionnés et l'émergence de manga, films et séries qui, incontestablement, ont su marquer les cœurs et les esprits !

 

Qui peut oublier Akira, pierre angulaire de la bande dessinée japonaise moderne ? Qui, à l'heure où les ventes de One Punch Man ou My Hero Academia explosent, se doute qu'au pays du soleil levant existait la saga du Muscle, première relecture comique du mythe du super héros en caleçon ? Qui, encore, n'a pas été ébahis en regardant pour la toute première fois des films tels que « Mon voisin Totoro », « Princesse Mononoké » ou « Le tombeau des lucioles » ?

 

Otomo est une réponse et la plus belle des réponses ! Un hymne joyeux à la pop culture nippone et un outil de compréhension pour qui souhaite, initié ou néophyte, replonger dans l'histoire et l'univers du manga et découvrir au passage, une des parts les plus constitutives de la culture japonaise moderne !

 

La messe est dite ! "Voilà ce que lisent les vrais pirates" à la librairie des Cordeliers !

 

 

Allan

 

Lien vers Rockyrama et l'Edito d'Otomo :

http://rockyrama.com/super-stylo-article/otomo-n1

 

 

*terme japonais employé pour désigner des créatures étranges, particulièrement des monstres géants tels que Godzilla (pour citer le plus célèbre)

 

 

09/07/2016

Pour une poignée de voix roms !

 

spada1erecouvbandeau3.jpgSPADA

de Bogdan Teodorescu

Éditions Agullo 19€

 

Des serial killers, j'en connais un rayon. M'est d'avis que ces gens ont la manie fâcheuse de rejoindre le club vachement select des psychopathes psychotiques. Rien n'est moins simple que de déceler leurs obscurs fantasmes et puis de lire clair dans leur jeu – c'est un mode opératoire, c'est sûr ! Il parait que les profilers en font leur bout de gras... enfin ça... c'était avant Spada !

 

Parce qu'on dit quoi quand un truand se fait raccourcir d'un coup de schlass dans la gorge ? Et que ce truand là est un Roms. Et puis que le schéma se répète sans laisser de traces. La Mouche, zigouillée. Le Bulgare, trucidé. Et la Trique ? Raide comme un coup de... vous connaissez la suite. Alors ? Où qu'ils sont les profilers ? On vous écoute, les criminologues à la petite semaine ! Ça dit quoi ? Pas grand chose, hein !

 

C'est à dire qu'on est à Bucarest dans une méchanceté de panier de crabes et que ça fait grand bruit dans les médias c't'affaire ! « Poignard », en voilà un joli p'tit nom qui fait parler de lui. Un redresseur de torts disent les uns. Une vacherie de policier à la solde du gouvernement disent les autres. Les spéculations vont bon train. Chacun y va de sa petite tribune contre machin dont c'est entièrement la faute, qui avait pourtant graissé la patte à bidule, dont c'est le boulot de jouer les pisses copies réfractaires !

 

Si Ceausescu nous entendait, mon dieu, qu'est-ce qu'il dirait ? C'est qu'un régime fasciste, ça vous inocule une de ces peurs du diable ! Même 25 ans après ! Là dessus on s'imagine une bondieuserie de conflit interethnique à vous mettre en péril l'ordre social d'un pays.

Les politiques de tout poil ont du souci à se faire, d'autant qu'à quelques mois des élections présidentielles, s'agirait pas de cracher sur 2 millions de voix roms en colère...

 

Politique fiction vous avez demandé ? Spada de Bogdan Teodorescu, sans hésiter !

 

Allan