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Coups de coeur livres - Page 2

  • Le guide de l'homme invisible

    couv-contorsionniste-prov-RVB.jpgLE MANUEL DU CONTORSIONNISTE ou LE GUIDE DE L'HOMME INVISIBLE ou FAUSSAIRE : MODE D'EMPLOI

    (les titres sont aussi changeants que les identités du personnage principal)

     

    Craig Clevenger

    éd. Le nouvel Attila 20€

     

    Daniel Fletcher peut compter ses overdoses sur les doigts d'une main. Et de doigts de la main, il en a six¹. Ce qui fait une overdose de trop ! Celle qui vous cloue violemment à un lit d’hôpital en vous faisant passer d'individu lambda à celui de victime d'une IMV², type très suspect et prochain candidat à l'asile des fous. Sauf que la dernière fois, Daniel Fletcher s'appelait Christopher Thorne et que la fois d'avant, il s'agissait d'un dénommé Eric Bishop...

     

    Dans le collimateur de la police, des hôpitaux et de la mafia, Daniel est pris dans une fuite en avant. Changer de noms, de papiers, de souvenirs. Fabriquer quantité de preuves et d'identités. Devenir invisible. Et chercher les raisons obscures qui ont fait de nous le meilleur faussaire, « à quatre pattes sur le plancher de notre mémoire »...

     

     

    Allez savoir ce qui ne tourne pas rond dans la tête d'un génie à la Tyler Durden (dixit Fight Club). Rendons-nous à l'évidence. Le contorsionniste est une anomalie dans le système. Le contorsionniste est une équation à X inconnues. Le contorsionniste est une dégénérescence ! C'est le guide de l'homme invisible. C'est notre intégrité mentale mise à mal ! C'est notre corps en boule qui réclame à grands cris ! « Une autre page, il me faut une autre page ! »

     

    Une drogue fantastique et foutument tordue ! A lire d'une traite pour bien viser le rush !

     

     

    SORTIE PRÉVUE POUR SEPTEMBRE 2016

     

     

    Allan

     

    ¹ Notre héros est polydactyle

    ² Intoxication Médicamenteuse Volontaire

     

  • Une moisson de classiques ! [POLAR]

    Les classiques, nos vieux. Ceux qui n'ont plus rien à prouver et sur lesquels le temps n'a pas de prise. Ceux là qui se font discrets sur l'étagère de la bibliothèque mais qui ne trompent pas un œil averti. Ceux qui comme les murs étaient là avant et seront là après.

    Tu y reviens comme à la maison parce que l'appel du cœur oblige. Ils sont tes points de repère, tes prises de conscience et tes révélations. C'est pourquoi il te faut les lire pour après cela, ne plus jamais les oublier.

     

    Alors, c'est des classiques qu'il te faut ? J'en ai sous le coude ! De la valeur sûre ! Des qui te ficheront le cœur en l'air ! Des qui te fileront des états d'âme pas croyables ! Te feront vibrer le palpitant, mettront tes nerfs en vrille ou te redonneront une seconde jeunesse ! Des polars que tu ne seras pas prêt d'enterrer ! Des noirs et bien corsés, pas coupés au lactose !

     

    Voici une moisson de classiques !

     

     

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    de James M. Cain

     

    Mémorable crime story transformée en histoire d'amour passionnelle et foutrement échevelée, Le facteur sonne toujours deux fois est un de ces polars qui vous coupent net la chique ! Une endiablade entre deux amants dans une Californie plus prosaïque que jamais ! In-dé-mo-dable !

     

     

     

     

     

     

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    de Horace Mac Coy

     

    Vous avez de grandes chances d'avoir vu ou au moins entendu parlé un jour du film de Sydney Pollack avec Jane Fonda dans le rôle de Gloria. Derrière ce film se cache un roman noir immense ! Tout un symbole sur l'absurdité de la condition humaine et ce que l'Amérique a connu de pire et de meilleur. Vous en dire plus serait un crime !

     

     

     

     

     

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    de Donald Weslake

     

    C'est l'Histoire hilarante et tragique d'un auteur de pornos à la chaîne, frappé par une crise de créativité. Racontez-le comme ça à vos amis, je vous jure, ça fait son petit effet. Pseudo-polar par excellence, Adios Schéhérazade est une espèce de remède naturel contre la morosité ! Jouissif à un point, vous n'avez pas idée !

     

     

     

     

     

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    de Jim Thompson

     

    Être shérif dans un roman de Jim Thompson c'est :

     

    - mentir comme un arracheur de dents 
    - tuer avec un naturel déconcertant 
    - et compter sur sa bonne étoile 
    - le tout, avec la main sur le cœur !

     

    C'est beau. Et quelque peu effrayant !

     

     

     

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    de James Ellroy

     

    Sombre, Malsaine, obsédante, mélancolique... Le Dahlia Noir est la pièce maîtresse de l’œuvre de James Ellroy. Un polar culte, magistral, dévastateur. Un de ceux qui marquent durablement les cœurs et les esprits !

     

     

     

     

     

     

     

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    de Howard Fast

     

    Alan Macklin est l'archétype du détective privé ! Le bonhomme triste et guignard, vous le situez ? Howard Fast donne pourtant à son personnage l'occasion de rebattre les cartes. Une belle somme d'argent et une femme qu'on ne rencontre qu'une seule fois dans sa vie. L'intouchable et fantasmatique Sylvia. Fatalement, on tombe amoureux.

     

     

     

     

     

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    de Dashiell Hammett

     

    Il a donné ses lettres de noblesse au mauvais genre. Le roman noir lui en doit une belle ! Moisson rouge est son classique ! J'ai nommé : Dashiell Hammett ! Inventeur de la Hard-boiled School (traduisez, l'école des durs à cuire), Hammett nous gratifie, avec Moisson Rouge, d'un anti-héros « Badass » et d'un polar à vous flanquer un bon coup de fouet !

     

     

     

     

     

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    de David Goodis

     

    Il émane de ce roman noir une sorte d'aura romantique. L'alcool n'est pas très loin sur le piano bar et les vieux démons guettent un pauv' pianiste qui ne demandait pourtant rien à personne. Hélas Ed, on ne se cache pas éternellement derrière des mélodies...

     

     

     

     

     

     

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    de Jean-Patrick Manchette

     

    Incontournable Manchette, coup de pied balayette, on se relève avec l'envie d'en lire un autre ! Plus brutal, plus dopé, plus cogneur ! Manchette trouve le ton parfait des grands polars américains dans des mondes en crise, perpétuellement en proie à la violence !

     

     

     

     

     

     

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    de James Ross

     

    James Ross est l'auteur d'un livre, un seul. Chef d’œuvre maudit. Auteur trop méconnu. Roman noir de la grande dépression, Une poire pour la soif existe pour nous convaincre que dans un univers de violence, de luxure et de cupidité, tous les coups sont permis. Sans exceptions. Ce qui rend la chose assez fascinante !

     

     

     

     

     

    Allan

  • Pour une poignée de voix roms !

     

    spada1erecouvbandeau3.jpgSPADA

    de Bogdan Teodorescu

    Éditions Agullo 19€

     

    Des serial killers, j'en connais un rayon. M'est d'avis que ces gens ont la manie fâcheuse de rejoindre le club vachement select des psychopathes psychotiques. Rien n'est moins simple que de déceler leurs obscurs fantasmes et puis de lire clair dans leur jeu – c'est un mode opératoire, c'est sûr ! Il parait que les profilers en font leur bout de gras... enfin ça... c'était avant Spada !

     

    Parce qu'on dit quoi quand un truand se fait raccourcir d'un coup de schlass dans la gorge ? Et que ce truand là est un Roms. Et puis que le schéma se répète sans laisser de traces. La Mouche, zigouillée. Le Bulgare, trucidé. Et la Trique ? Raide comme un coup de... vous connaissez la suite. Alors ? Où qu'ils sont les profilers ? On vous écoute, les criminologues à la petite semaine ! Ça dit quoi ? Pas grand chose, hein !

     

    C'est à dire qu'on est à Bucarest dans une méchanceté de panier de crabes et que ça fait grand bruit dans les médias c't'affaire ! « Poignard », en voilà un joli p'tit nom qui fait parler de lui. Un redresseur de torts disent les uns. Une vacherie de policier à la solde du gouvernement disent les autres. Les spéculations vont bon train. Chacun y va de sa petite tribune contre machin dont c'est entièrement la faute, qui avait pourtant graissé la patte à bidule, dont c'est le boulot de jouer les pisses copies réfractaires !

     

    Si Ceausescu nous entendait, mon dieu, qu'est-ce qu'il dirait ? C'est qu'un régime fasciste, ça vous inocule une de ces peurs du diable ! Même 25 ans après ! Là dessus on s'imagine une bondieuserie de conflit interethnique à vous mettre en péril l'ordre social d'un pays.

    Les politiques de tout poil ont du souci à se faire, d'autant qu'à quelques mois des élections présidentielles, s'agirait pas de cracher sur 2 millions de voix roms en colère...

     

    Politique fiction vous avez demandé ? Spada de Bogdan Teodorescu, sans hésiter !

     

    Allan

     

  • Les coups de coeur jeunesse de tata cigale !

    bouche cousue,marion muller collard,gallimard jeunesse,adolescence,famille,le complexe du papillon,annelise heurtier,casterman,les mystères de larispem,lucie pierrat pajotBOUCHE COUSUE

    de Marion Muller Collard

    Ed. Gallimard Jeunesse 7€

    A partir de 13 ans

     

    Tout commence avec un repas. Une famille ordinaire qui se réunie tous les dimanches pour déjeuner. Un dimanche ordinaire où soudain tout éclate. Une anecdote sans importance que la petite sœur énonce devant tout le monde : « C'est pas à cause de toi. C'est à cause du garçon que Tom a embrassé » L'équilibre assez précaire de cette famille vole en éclat. Amandana, tante de Tom n'est pas étonnée de leur réaction et revient ensuite sur sa propre histoire. L'histoire d'une adolescence où l'on découvre qui l'on est et à qui l'on a pas envie de ressembler. Ses parents arrivés d'Italie ne pensent qu'à une chose : s'intégrer. Ne pas faire de vague, se fondre dans la masse. Un poids dur à supporter pour cette adolescente de 15 ans pleine d'envies et de rêves.

     

    Un magnifique récit d'une justesse incroyable sur l'adolescence. L'auteur arrive à retranscrire toutes les questions que l'on peut se poser, le mal être que l'on peut ressentir lorsqu'on se sent différent, en marge de sa propre famille.

     

     

    bouche cousue,marion muller collard,gallimard jeunesse,adolescence,famille,le complexe du papillon,annelise heurtier,casterman,les mystères de larispem,lucie pierrat pajotLE COMPLEXE DU PAPILLON

    de Annelise Heurtier

    Ed. Casterman 12,90€

    A partir de 13 ans

     

    Mathilde est une adolescente pétillante, elle aime le sport et passer du temps à se marrer avec sa meilleure amie Louison. Arrive la rentrée, un peu particulière car c'est la première fois qu'elle ne pourra pas tout raconter à sa grand-mère. « Comment faire pour la garder avec moi sans avoir mal ? » Une douleur assez nouvelle, dure à gérer et surtout à exprimer. Et puis tout bascule, à la rentrée une jeune fille de sa classe s'est métamorphosée .Elle est devenue papillon... Mathilde va se mettre en tête que si elle arrive à se métamorphoser elle se sentira enfin mieux...

     

    De nouveau, Annelise Heurtier évoque le passage (plus ou moins douloureux) de l'enfance à l'adolescence. Sans surprise, le ton est juste et ne cède jamais à la facilité ou la caricature. Il est très intéressant d'observer que pendant la période du collège les adolescents prennent conscience de leur image et de ce qu'elle renvoie. Ici Mathilde va faire la découverte des réseaux sociaux, des blogs beauté, des mannequins et se rendre compte des « représentations », très souvent fantasmées de la beauté féminine . Comment s'accepter et gérer son image face à tous les médias qui font passer toutes les jeunes filles pour des modèles « non-conformes ».

     

    Voilà une vraie pépite, un très beau moment de lecture et surtout une auteure à découvrir, particulièrement aimée à la librairie !

     

     

    bouche cousue,marion muller collard,gallimard jeunesse,adolescence,famille,le complexe du papillon,annelise heurtier,casterman,les mystères de larispem,lucie pierrat pajotLES MYSTÈRES DE LARISPEM

    Tome 1 - Le sang jamais n'oublie

    de Lucie Pierrat-Pajot

    Ed. Gallimard Jeunesse 16€

    A partir de 11 ans

     

    Quelle belle lecture ! J'adore retrouver mon âme d'enfant, ne plus arriver à lâcher un livre, en me disant « encore un chapitre et après j'arrête ! ». Toutes mes félicitations à Lucie Pierrat-Pajot, lauréate du concours du premier roman jeunesse organisée par Gallimard Jeunesse, Télérama et RTL. Pour vous dire, il m'a été parfois difficile de croire à un premier roman tellement l'intrigue, l'époque et l'atmosphère s'imbriquent, se mêlent et ne présentent aucune imperfection.

     

    1899, Larispem est une cité-état indépendante du reste de la France. La commune a eu lieu et les bourgeois ont été chassé de la ville. La population travaille majoritairement comme boucher ou comme réparateur de machines en tout genre.

     

    Dans une ambiance steampunk, les machines à vapeur côtoient les ballons dirigeables, véritable hommage (assumé) à Jules Verne. Liberté, mécanicienne, Carmine, apprentie bouchère et Nathanaël, orphelin n'ont à priori aucune raison de se rencontrer. De multiples attentats se produisent et la rumeur court que le sang jamais n'oublie...

     

    Jetez-vous dessus, tout simplement !

     

     

    Nathalie

     

     

     

  • Tokyo Gonzo ! : au coeur de la pègre japonaise !

     

    Tokyo Vice, Jake Adelstein, Marchialy, Japon, Yakusa, Gokudo, Journalisme gonzo, nouveau journalisme, muckrackersTOKYO VICE

    de Jake Adelstein 

    Ed.Marchialy 21€

     

    Jake Adelstein n'a rien inventé, il a tout vécu. Fut-ce le fruit du hasard ou d'une veine pas croyable, il intégra en 1993 le service Police-Justice du plus grand quotidien japonais, le Yomiuri Shinbun et scella son destin à l'âge de 24 ans, au plus loin de son Missouri natal, de sa culture et de ses certitudes : gaijin* et journaliste au pays du soleil levant... et du crime organisé.

     

    Tokyo Vice. Prologue. Première ligne, deux points, ouvrez les guillemets : "Vous supprimez cet article, ou c'est vous qu'on supprime." Le message est clair, la scène d'ouverture fracassante. Primo, Jake ne sait pas dans quoi il a mis les pieds. Secondo, il n'est pas prêt d'en sortir.

     

    Du reste, l'immersion est totale. A la croisée des chemins entre polar mafieux, enquête journalistique et roman initiatique, Tokyo Vice surgit de nulle part comme le témoignage coup de poing d'un étranger sur dix années d'investigation en territoire conquis. Ce territoire, c'est celui de ces hommes tout de noir vêtu, à la peau bariolée de tatouages symboliques, yakusas grimaçants et stéréotypes en puissance d'un cinéma de genre asiatique. Au Japon, ils préfèrent s'appeler entre eux « les gokudos ». Ceux qui, laissés pour compte de la société nippone, se sont engagés à suivre « l'ultime voie ».

     

    Implantée comme aucune autre organisation criminelle dans toutes les couches de la société japonaise - l'immobilier, la finance, le prêt sur gage, l'industrie du sexe pour le dire joliment et éluder toutes les activités les plus sordides qu'on puisse imaginer - le gokudo représente dans les années 90 pas moins de 90 000 têtes repartîtes dans toute l'archipel, représentées par quatre principaux syndicats ayant pignon sur rue et de belles couvertures de types associatives. Société clanique, le gokudo obéit à un code d'honneur et forme une "belle" et grande famille. « Le Yamaguchi-gumi est tout en haut de l'échelle des gokudo. Et parmi les nombreuses ramifications qui font le Yamaguchi gumi, le Goto-gumi, avec plus de 9000 membres, est la plus infâme ».

     

    Certes, ce n'est jamais une bonne idée de se trouver du mauvais côté du Goto gumi. Mais Jake fait parti de ces âmes soient légèrement suicidaires soient auto-destructrices, qui ne savent résister à l'appel du Gokudo quand celui-ci se fait entendre. Balancez-le dans un trou, le quartier rouge de Tokyo par exemple et vous verrez de quoi un type comme Jake est capable quand il s'agit de porter la plume dans la plaie. Celle d'une société sage dans l'étiquette mais foutrement tordue dans ses entrailles.

     

    Avec un sens de la dérision incroyable et une propension fascinante à aller au fond des choses, obstinément, Jake Adelstein nous embarque dans un jeu dangereux dont il ne maîtrise pas toutes les règles mais brosse, aux détours de son enquête, un des portraits les plus charismatiques et les plus redoutables du Japon contemporain !

     

    Un texte emblématique du journalisme gonzo !

     

     

     

    * terme japonais utilisé pour désigner les étrangers au Japon

     

    Allan

     

  • Le retour au pays de Jossel Wassermann

    hilsenrath.jpgLe retour au pays de Jossel Wassermann
    de Edgar Hilsenrath
    Ed. Tripode 20€

     

    Tous les lecteurs le savent même si certains s'en cachent et n'osent le dire. Il y a toujours une place particulière pour un auteur dans notre petit cœur de bibliophile. Il ne faut pas avoir honte ! Voyez-vous, le mien s'appelle Edgar Hilsenrath. Et cette année, Edgar a fêté ses 90 ans. Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, les éditions du Tripode ont décidé de marquer le coup en faisant coïncider la date de son anniversaire avec la publication du (Le) retour au pays de Jossel Wassermann. De fait, c'est un peu comme si Edgar avait partagé une part de son gâteau avec moi et que nous avions soufflé ensemble ses biens nombreuses bougies !

     

    Happy Birthday Edgar ! N'oubliez pas de faire un vœux ! Et si ce vœux est d'écrire un nouveau roman, alors je croiserais les doigts pour vous et je prierais fort pour qu'il soit aussi fabuleux, burlesque et mordant que tous les autres chefs d'œuvres auxquels votre plume nous a habitué !

     

    Le Retour au pays de Jossel Wassermann publié en Allemagne en 1993 a été, comme tous les romans d'Hilsenrath, fortement inspiré de sa vie. De son expérience personnelle au village de Siret, située dans le nord-est de la Roumanie, l'auteur retiendra - selon ses propres mots - "les plus belles années de sa vie". Il y vivra de 1938 jusqu'en 1941, date à laquelle il sera déporter dans le ghetto juif de Mohyliv-Po-dilskyi. Ce roman, c'est l'histoire des shtetls, l'incarnation de ces petites communautés juives éparpillées dans l'est de l'Europe dont la guerre et la shoah ne feront qu'une bouchée à l'avènement du nazisme. C'est l'histoire des années douces et celle des aventures rocambolesques de Jossel Wassermann.

     

    PROLOGUE

     

    Alors que le wagon est en marche vers l'histoire et qu'un froid glacial s'est abattu sur le village de Pohodna, à son bord, les habitants juifs du shtetl en appellent à une voix. L'une d'elle s'élève de l'obscurité et raconte : voici l'histoire du retour au pays de Jossel Wassermann, la préhistoire du testament qui arriva trop tard pour les juifs du shtetl.

     

    L'ONCLE JOSSEL

     

    Allongé sur son lit de mort et entouré de son avoué et de son notaire, l'oncle Jossel ne saurait dire s'il rend son dernier souffle ou les flatulences de son dernier repas composé de boulettes juives ! Dans le doute, il s'agit d'écrire son testament, léguer quelque chose au porteur d'eau Jankl et aussi au shtetl dans lequel il est né, laisser quelque chose, disons, l'ensemble de ses bas de laine et de ce qu'il possède. "Ils seront tous contents de moi, dit l'oncle Jossel. Mon nom survivra. Et ce sera comme si je n'étais pas mort." La messe est dite ! Notaire, avoué et secrétaires assisteront Jossel Wassermann dans l'écriture de son testament.

     

    MAIS PAR OU COMMENCER DÉJÀ ?

     

    "Peut-être par l'histoire du hareng salé juif et de l'empereur d'Autriche". Ou bien par le début. Mais lequel ? Par quelle bout prendre cette histoire ? Comment la faire enfler ? Parcourir les branches d'une généalogie héroï-comique et chercher jusque très loin dans l'arbre des origines celle de Jossel Wassermann et de tout un peuple ?! La réponse, s'il en est une, est dans cette propension à la digression, aux épisodes truculents et circonvolutions d'une histoire foisonnante sans début ni fin ! De là l'auteur tire sans aucun doute la part la plus drôle et la plus humaniste de son roman.

     

    Avec un goût jamais perdu pour la satire et l'humour burlesque, une tendresse folle pour ses personnages - leurs us, leurs coutumes, leurs mythes et leurs aventures - Edgar Hilsenrath ne réécrit pas l'histoire, il fait mieux ! En lui conférant une autre dimension, formidable, puissante, allégorique, capable de se dresser contre l'oubli en œuvre historique et admirable !

     

    Allan

  • L'utopie est une réalité en puissance

    9782351221532.jpgMelville Street
    de Xavier Deville

    Ed. Sulliver 15€

     

    Un jour, j'ai demandé à un ami : « dis, ça te fait pas chier d'être visité deux fois par jour, matin et soir, sept jours sur sept, par une demi douzaine d'auxiliaires sous payées ayant signé un contrat pour t'arracher : à ton sommeil, ton intimité et ton bordel chéri ?! Comment tu fais pour supporter ça ? » Et mon ami me répondit « bah... si mon loulou, c'est un problème quand je veux faire l'amour à ma femme mais si l'auxiliaire de vie est bonne et qu'elle est aussi empoté que moi, là, ça change la donne ». Ce jour-là, je compris une chose. Premièrement, que le handicap était une question de point de vue. Deuxièmement, que ce n'était certainement pas ce que le quidam moyen pouvait en dire qui changerait quoique ce soit à la mentalité libidineuse de mon pote trônant sur son fauteuil électrique !

     

    J'ai lu Melville Street de Xavier Deville. Et j'ai compris autre chose. On peut aussi être un auxiliaire de vie, ne pas avoir beaucoup de poitrine mais avoir des choses à raconter sur « la solitude de l'homme normal dans un nid d'handis ». Non seulement c'est possible mais c'est aussi salutaire que d'ouvrir une porte close pour voir ce qui se passe derrière et de la claquer le moment venu, avec le sentiment d'avoir vécu quelque chose de vrai et cueilli « les derniers grains de notre patience dévastée ».

     

    L'histoire, c'est celle d'un homme français arrivant dans une petite communauté de personnes handicapés à Dunedin en Nouvelle-Zélande. Utopie avant-gardiste ou pied de nez à la normalité ? A travers son journal de bord, le narrateur raconte, sans fioritures, les jours et les nuits de Melville Street et de ses habitants dans la valse douce amère d'un quotidien bien peu commun.

     

    Les habitants, ce sont eux : Tommy debout, Tommy-dans-son-fauteuil, Chesley, l'homme aux trois petites conversations, l'aquatique Jon et Carolyn, dont l'être entier est confusion. Ce sont les personnages de papier aussi. Ceux qui par l'extraordinaire de leur nature, des situations et des péripéties vécues à leur côté confèrent cette dimension si romanesque à l'histoire de Melville Street. Dès lors, il faut composer, cheminer, se battre avec ces personnages, en acceptant la complexité et parfois la violence de ses propres réactions. Une scène de pleine contemplation sous la douche, un instant de grâce et soudain, « deux obstinations qui s'affrontent dans la solitude de Melville Street ».

     

    Un jour, quelqu'un a dit a Tommy : « Tu es handicapé mental et ce sera toute ta vie ton identité, ton être premier, ta carte de visite. Alors voici la vie que nous avons décidé pour toi, voici tes possibilités, tes interdits, et maintenant tu peux aller sur ton lit pour réfléchir à tout ça, même si nous doutons fortement de tes capacités de réflexion » Mais dans un coin de sa tête, couve la révolte. Elle sera au centre du roman, incessamment présente pour mettre en échec l'hypocrisie de la société et les frontières de la normalité.

     

    Assurément, Melville Street fait l'effet d'une bourrasque d'émotion ! Affranchi de tout misérabilisme et de tout pathos, le roman de Xavier Deville dit tout, de la manière la plus simple et la plus évocatrice qui soit, du regard que nous portons sur la différence et du monde tel qu'il est, avec ses difficultés, ses contradictions et ses chemins qui restent encore à parcourir. Cela, l'auteur le fait sans sacrifier à la poésie, la tendresse ou l'humour des moments partagés.

     

    Melville Street est une utopie mais cette utopie est une réalité en puissance.

     

    Allan

     

    RENCONTRE avec Xavier Deville le VENDREDI 3 JUIN à la librairie !

  • L'amoralité de l'histoire, c'est qu'il n'y a pas de morale !

    pottsville 1280 habitants,jim thompson,rivages noir,roman noir,shérif,nick coreyPottsville, 1280 habitants

    de Jim Thompson

    éd. Rivages/noir 8€

     

    Il y a de ces romans noirs qui vous retournent la cafetière, j'vous le dis, qui vous agrippent par le col, vous accrochent à la lanterne, vous laissent là toute une nuit et vous jettent dans la boue le matin venu, rossé, glacé et ahuri, comme un cochon préparé à l'abattoir ! Pottsville, 1280 habitants de Jim Thompson est de ces romans là - le plus célèbre du genre.

     

    C'est que sous ses airs de débonnaire et de simple d'esprit, le Shérif Nick Corey nous la fait bien à l'envers ! Erreur sur la personne. Monumentale erreur ! Formidable ordure, manipulateur, vicieux, mégalo, abominable et malsain personnage ! Voilà des épithètes appropriées ! Jim Thompson a, comme il convient de le nommer, le "chic" pour vous camper l'antihéros par excellence ! Le chic pour cacher le ver dans le fruit et vous faire goûter de cette pomme bien rouge et bien juteuse qu'on aurait avalé jusqu'au trognon s'il n'y avait pas eu le pire des parasites pour gâter le tout ! Plongé dans la conscience douteuse de Nick, qui aurait pu voir venir l'infâme, le fourbe et le cruel ? La langue des serpents est sournoise et celle du shérif du comté de Potts, particulièrement insidieuse.

     

    Si Nick Corey a un plan, ce plan ne peut souffrir aucuns obstacles. Il s'agirait de faire le ménage... Mais proprement, ça, ça reste à voir !

     

     Allan

  • Une biographie passionnante !

    birnbaum, blum, léon, pierre, front, populaire, seuil, portrait, biographieLeon Blum, un portrait

    Pierre Birnbaum

    éd. Le Seuil      20€

    Il fut un temps où les gouvernements de gauche changeaient la vie des français en bien… La pique est un peu convenue en ces temps de remodelage social, certes, mais comment ne pas penser à nos gouvernants actuels quand on lit cette remarquable biographie consacrée à l’homme du Front Populaire par Pierre Birnbaum, ancien professeur de sciences politique et historien passionné des relations qu’entretiennent République et judaïsme ? Une biographie ramassée (seulement 250 pages) et archi-documentée mais étonnement plaisante à lire qui redonne enfin un peu d’épaisseur à un homme dont l’Histoire retiendra un peu trop rapidement qu’il ne fut que l’inventeur des congés payés.

     

    Chronologiquement et avec beaucoup d’entrain, l’essayiste fait le portrait d’un jeune juif normalien qui fut un grand ami de Proust et de Barrès, amateur comme eux de littérature à laquelle il s’essaya longtemps avant de s’en éloigner, passionné qu’il fut très vite par le débat public. Le verbe oui, mais au service des idées plutôt que de la littérature. Des années de jeunes hommes en habits de dandy « aux attitudes peu viriles » qui firent rapidement les délices d’une droite à moustaches au poil bien enraciné dans notre belle Terre de France, Blum basculera (avec un léger retard mais une ardeur redoublée) dans le combat politique aux côtés de Jaurès à l’occasion de l’Affaire Dreyfus. Entre Jaurès et Blum, ce sera ensuite un long compagnonnage jusqu’à l’assassinat du premier. Peu d’hommes politiques de premier plan auront à subir à sa façon autant de torrents nauséabonds d’injures raciales. Son attitude impassible appuyée sur une foi exemplaire en la République sera la meilleure réponse qu’il opposera sans fléchir à ses contempteurs antisémites. Il y aura aussi la création de la SFIO, le Front Populaire, le déchirement ressenti au moment de la Guerre d’Espagne et puis la défaite, Vichy, l’arrestation et le procès que le régime de Pétain voudra lui faire en 1943 à Riom et dont il renversera brillamment l’accusation. Ce courage énorme qui fera hurler de rage la presse nationaliste de l’époque (Gringoire, Le Petit Parisien, L’Appel, Au pilori !, etc.), ce sera lui aussi qui lui permettra de tenir durant les longs mois de déportation au camp de Buchenwald jusqu’au moment de sa libération au printemps 1945. Il terminera sa vie en apportant un soutien résolu à la création de l’état d’Israël en Palestine, une attitude oubliée aujourd’hui qui surprit à l’époque plus d’un de ses amis. Comment comprendre qu’un ardent républicain tel que lui cautionnât la création d’une nation ayant pour base la religion !? Paradoxe ? Cela ne sera certainement pas le seul que vous découvrirez en lisant enfin ce livre tout en contrastes. Oui viscéralement Républicain. Oui, viscéralement juif (les trois femmes de sa vie seront juives). Délicat, un brin efféminé, et pourtant grand séducteur. Un écrivain qui dynamitera l’institution hypocrite du mariage pour mieux s’y réfugier ensuite. Un réformiste de combat qui n’aura de cesse de refuser la brutalité révolutionnaire soviétique. Tout cela, oui, vraiment. Un homme, un combat et une époque à redécouvrir d’urgence. Passionnant !

  • Deux livres en colère pour commencer 2016.

    Deux textes de combat pour terminer l’année ou pour la commencer. Parus l’un et l’autre au début du XXème siècle, La bombe (1908) de Franck Harris et Le bateau- usine (1929) de Kobayashi Takiji vous redonneront l’envie d’aborder 2016 avec l’envie d’en découdre. On a tous des combats à mener.

    bombe, harris, franck, mai, dernière, goutteLa bombe d’abord. Dans ce texte centenaire, Franck Harris revient sur un épisode de la lutte pour les droits des travailleurs aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle. Rudolph Schnaubelt, le narrateur de cette histoire, sera celui lancera une bombe le 4 mai 1886 en direction des forces de police, lesquelles, depuis plusieurs mois, matent avec une violence meurtrière le moindre mouvement de révolte syndicale. De cet attentat retentissant naîtra la journée de la Fête du traval du 1er mai ainsi que certaines obligations légales liées au travail des enfants aux Etats-Unis.

    La bombe revient donc sur le parcours de cet immigré allemand humaniste et pacifiste qui en quelques années, au contact du grand militant anarchiste Louis Lingg qui sera son véritable mentor et devant la réalité de l’exploitation ouvrière menée par le patronat américain, deviendra l’homme révolté prompte à exprimer sa colère en commettant un attentat. Impossible de ne pas établir de relation, bien sûr, entre cette explosion là et celles entendues en France et ailleurs durant cette année 2015. Aussi la lecture de ce texte écrit, il faut bien le dire, dans une langue qui nous paraît aujourd’hui un brin désuète par certains côtés, prend-elle une résonance tout à fait actuelle.

    Salué à l'époque par Charlie Chaplin comme un chef d’œuvre, ce livre révèle tout le talent de conteur que possédait Franck Harris qui greffera au récit du révolté l’histoire d’amour qu’il tisse – et avec quelles difficultés ! –  avec la jeune Elsie Lehman. Cette belle de Chicago qui aurait pu, il s'en est fallu de peu, le faire basculer, non pas du côté de la violence pour la cause collective, mais du côté de l’amour dans sa dimension la plus égoïste. Le destin en décida autrement.

     

    bateau, usine, takiji, kobayashi, allia, japonLe bateau-usine ensuite. Ce court récit plein rage qui vaudra à son jeune auteur d’être torturé à mort par la police politique japonaise en 1931 se termine sur ces mots : « Que ceci soit lu comme une page de l’histoire de l’invasion coloniale par le capitalisme ». Voici donc un chef d’œuvre de la littérature prolétarienne de l’empire du soleil levant.

    Un bateau-usine, c’est une de ces embarcations rouillées et retapées à moindre coût par des patrons peu regardants et envoyées pour 4 à 5 mois en mer d’Okhotsk, zone de tension entre l’URSS et le Japon, afin d’y pécher le crabe. A son bord, 400 crève-la-faim en provenance de tout le pays recrutés à coup de promesses comme autant de mensonges. L’enjeu, une productivité infernale afin de démontrer au monde entier - mais d’abord au voisin soviétique - la force nippone quand elle se met au travail. Derrière ce bourrage de crâne, inculqué au besoin à grands coups de bâtons, on comprend très vite qu’il en va d’abord des intérêts de grands patrons empressés de s’enrichir, et leurs actionnaires dans le même mouvement, en enrobant l’épreuve de décorations patriotiques. Mépris de l’humain, mépris du travail, collusions entre l’état, l’industrie et l’armée, ce livre offrait un éclairage indispensable à qui voulait comprendre ce que l’irruption violente du capitalisme dans son pays voulait dire.

    Sans jamais s’être lui-même embarqué dans l’un  de ces raffiots maudits comme aurait pu le faire un Albert Londres auquel on ne peut s’empêcher de penser en lisant ce roman, le modeste employé de banque Kobayashi Takiji qui respirait en s’occupant de littérature une fois son office quitté, s’est suffisamment documenté en allant interroger nombre d’ouvriers revenus de l’enfer. Ce texte puissant raconte comment, au cours d’une de ces sorties, une prise de conscience collective va se faire parmi les ouvriers et comment une révolte de classe salutaire va, petit à petit, naître et se dresser face à l’injustice.

    En 2008, les japonais vont redécouvrir ce chef d’œuvre et, dans un pays en proie à de grandes difficultés économiques qu’accompagne une précarisation accélérée du salariat nippon, Le bateau-usine va se vendre en quelques mois à plus d’un million d’exemplaires !

    Lecture indispensable à une meilleure compréhension de ce roman, la postface d’Evelyne Lesigne-Audoly est tout simplement remarquable.

     

    Jetez-vous sur ces deux perles de littérature engagée heureusement rééditées par les belles éditions La dernière goutte et Allia.