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  • Rencontre avec le mystère du monde quantique !

    Vendredi 21 octobre

     

    Mathieu Burniat

     

    dédicace et rencontre autour de sa BD

     

    Le mystère du monde quantique (éd. Dargaud)

     

    dédicace à partir de 16h / rencontre à 19h

     

    Mathieu Burniat présentera aussi à cette occasion sa toute nouvelle publication, une BD culinaire : Les illustres de la table)

     

    CV_MYSTERE-MONDE-QUANTIQUE.jpg

     

    Hyperlien vers notre article quantique ! :

     

    Le Mystère du Monde Quantique

     

  • Interview de l'auteur israélien de polars Dror Mishani réalisée en 2014

    RENCONTRE AVEC Dror MISHANI

    JEUDI 6 OCTOBRE

    dédicaces de 18 à 19h

    rencontre à partir de 19h

    Entrée libre et gratuite

    Avant sa venue exceptionnelle voici l'interview qu'il nous avait accordée il y a 2 ans à la parution de

    Une disparition inquiétante

    Interview de Dror Mishani réalisée par François en 2014 pour le magazine PAGE des libraires.

    dror, mishani, interview, rencontre, disparition, inquiétante, avraham, doutes, seuilLibrairie — « Chez nous, il n’y a pas de tueurs en série, pas d’enlèvements et quasiment pas de voleurs qui agressent les femmes dans les rues. Chez nous, si quelqu’un est assassiné c’est en général le fait du voisin, de l’oncle ou du grand-père, pas besoin d’une enquête compliquée. » C’est pour cela, explique l’inspecteur Avraham, qu’il n’y a pas de littérature policière israélienne. Est-ce la vérité ?
    Dror Mishani — En partie. Il y a peu encore, la société israélienne était assez traditionnelle. Le roman policier, lui, est plutôt le fait de sociétés modernes et libérales. Nous avons donc du retard. Et puis la littérature israélienne adore traiter des questions nationales, quand le roman policier est indifférent à la nation et à la religion (c’est pour ça qu’il est plus universel), et traite plutôt des questions de violence, d’aliénation urbaine, ou de psychologie du criminel et de la victime. Dans la littérature israélienne il faut toujours répondre à des questions relatives à l’identité du peuple juif pour être considéré comme un vrai écrivain. Le roman noir ne s’occupe pas de ces questions-là. De plus, la société israélienne ne peut pas imaginer l’agent de police comme un héros, à la différence de la France avec Maigret ou de l’Italie avec Montalbano. L’origine séfarade de la plupart des policiers explique peut-être aussi que la littérature israélienne lui préfère ses héros soldats ou agents du Mossad.

    Libraire — Votre inspecteur passe complètement à côté de son enquête. Il dror, mishani, interview, rencontre, disparition, inquiétante, avraham, doutes, seuildoute de lui-même parce que sa première intuition a été mauvaise. Cela crée une atmosphère tout en fragilité, absolument magnifique.
    D. M. — C’était une des premières choses que je savais d’Avraham. Je voulais un détective qui se trompe. Par simple souci de réalisme (pourquoi les détectives auraient-ils toujours raison ?). J’aime vraiment le roman noir, il est toute ma vie. Mais il y a une chose que je n’aime pas en lui, et même que je crains, c’est qu’il voit le monde rempli de coupables. Fondamentalement, le projet historique du roman policier est d’incriminer le monde (sauf chez Simenon). Je voulais inventer un détective qui pense que les gens sont innocents. Je voulais un détective qui ne cherche pas de traces de culpabilité, mais des fragments d’innocence. Je le préfère comme ça, même si cela veut dire qu’il ne voit pas toujours tout.

    Libraire — L’enquête que mène l’inspecteur Avraham est interrompue par un étrange voyage à Bruxelles. Cet épisode « casse » l’action de votre roman et apporte une note mélancolique de plus à cette histoire que l’on trouve très rarement en littérature policière. Cela m’a énormément plu.
    D. M. — En fait, c’est l’un des chapitres que j’aime le plus, et il n’a pas toujours été compris. Une de mes séries policières préférées est celle de Maj Sjöwall et Per Wahlöö, avec le détective Martin Beck (Rivages). Ils montrent aux écrivains de romans policiers qu’un roman rythmé n’est pas nécessairement rapide. Ils m’ont enseigné la durée. Or j’aime la durée dans la littérature en général et dans les romans policiers en particulier. Le chapitre sur Bruxelles donne de la durée à mon roman. De plus, je voulais confronter mon détective israélien, qui travaille dans un pays où la fiction policière n’est pas possible (ou pas aimée), à un détective européen qui travaille, lui, en pays conquis.

    Libraire — Votre inspecteur a comme passe-temps favori de lire des romans policiers et de chercher en eux le truc qui cloche et remet en cause la crédibilité de l’enquête telle que nous la présente le romancier… Êtes-vous aussi ce genre de lecteur, et quels sont d’ailleurs les auteurs de romans policiers que vous lisez ?
    D. M. — La vérité est qu’au lieu d’Une disparition inquiétante, je devais finir une thèse de doctorat sur l’histoire du roman policier, dont le sujet était le suivant : chaque roman policier peut être lu deux fois ; une fois avec le détective, une autre contre lui. Et on peut toujours prouver que la solution n’est pas celle qu’il nous propose. Ce ne sont pas les auteurs qui décident ou créent ça, mais le genre lui-même. Pourtant, je n’ai pas eu la force de le développer dans une thèse académique ; j’ai donc écrit un roman. Quant à mes auteurs de prédilection, ce sont Simenon et Sjowall-Wahloo. Je peux en ajouter d’autres, tels Edgar Poe, Émile Gaboriau, Henning Mankell, Karin Fossum et, bien sûr, Fred Vargas.

    Libraire — Votre enquête est très intime, menée autour de quelques personnages habitant tous le même quartier de Tel-Aviv. Elle évacue dans le même temps tous les problèmes de sécurité extérieure (la Palestine, l’immigration). On en oublierait presque que l’on est en Israël ! Est-ce volontaire de votre part ?
    D. M. — En fait, j’ai voulu demander à la littérature israélienne et aux Israéliens s’ils étaient prêts à lire autre chose que des romans concernant l’identité nationale et se déroulant dans des Kibboutz ou des bases militaires, pour s’intéresser à des histoires de classe, par exemple, qui se déroulent dans la banlieue de Tel-Aviv et qui n’auraient aucune résonance avec les questions dites « importantes » de la littérature locale. C’est pour cela que j’ai imaginé cette intrigue autour d’un gamin de 16 ans qui disparaît en raison d’événements qui n’ont rien à voir avec le conflit. Mais vous savez, Une disparition inquiétante est seulement le début d’une série, et, pour le moment, Avraham est un agent de police relativement secondaire dans une banlieue où vivent presque exclusivement des Juifs. Par la suite, il va prendre du grade et rencontrer des cas de nature différente…

  • Un auteur israélien à la librairie des Cordeliers !

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    L'auteur du roman policier le plus vendu à la librairie des Cordeliers est israélien

    Il s'appelle

    Dror MISHANI

    et il sera à la librairie des Cordeliers 

    Jeudi 6 octobre

    pour nous présenter après Une disparition inquiétante (2014) et La violence en embuscade (2015) la 3 ème enquête de l'inspecteur Avraham Avraham :

    Les doutes d'Avraham.

    séance de dédicaces de 18 à 19h

    discussion à partir de 19h

    La librairie des Cordeliers tient à remercier les éditions du Seuil pour avoir permis cette rencontre.

     

    dror, mishani, doutes, avraham, dédicaces, rencontre, librairie, israël, tel aviv, holonLes doutes d'Avraham

    de Dror Mishani

    trad. de l'hébreu par Laurence Sendrowicz

    éd. du Seuil 20€

    Dror Mishani est un maître du roman policier au coeur d’un pays qui n’aime pas les romans policiers… Dans cette affaire poignante au cœur d’un couple détruit par les névroses d’un homme et le viol non élucidé de son épouse, son inspecteur Avraham Avraham va devoir faire preuve de toutes ses facultés psychologiques pour aller au terme de son enquête.

    « Sauras-tu vraiment comment diriger l’enquête sur la mort de cette femme ?», c’est la question que se pose très vite l’inspecteur Avraham Avraham devant le cadavre d’une veuve sexagénaire retrouvée morte à son domicile. Et ce n’est pas parce que c’est la première enquête dont il porte entièrement la responsabilité que ce doute apparaît ainsi. Ce n’est pas une question de pression. Avraham Avraham est l’inspecteur du doute. Un doute qu’il s’applique à lui-même. C’est quelque chose de maladif chez lui, comme s’il pensait ne pas mériter la confiance que ses supérieurs portent en lui. Un sentiment d’imposture qui l’accompagne tout au long de ses enquêtes et nous ravi en tout cas fort heureusement le lecteur lassé de l’éternel inspecteur cliché à l’assurance intacte et au regard usé. Et ce n’est pas la fragile relation amoureuse qu’Avraham entretien depuis sa première enquête avec une jeune consoeur belge venue s’installer à ses côtés qui va lui apporter un gramme de confiance en plus. Imaginez donc, Marianka a tout quitté pour lui… ! Saura-t-il lui prouver qu’elle a eu raison de le suivre ?

    Chef de la section homicide du commissariat d’Holon, petite ville favorisée de la banlieue de Tel Aviv, Avraham Avraham va pourtant devoir passer outre son manque d’assurance pour mener à bien cette enquête douloureuse. La famille est à nouveau le terrain de jeu privilégié de Dror Mishani qui excelle à explorer depuis Une disparition inquiétante une certaine violence de l’intime. La famille c’est celle de la victime, bien sûr, mais c’est aussi celle d’un autre couple dont il est question dans ce roman. Celui que forme Maly et Koby dont l’union après 11 années de mariage semble être à l’agonie à l’image de leur vieux chien incontinent. L’inspecteur Avraham doutera-t-il longtemps qu’un lien existe entre ces deux familles ?

    Israël est un pays sans littérature policière. C’est Dror Mishani qui le dit lui-même dans sa première enquête. La police israélienne souffre d’une mauvaise image entre Jérusalem et Tel Aviv. Les vrais hommes et les vraies femmes sont dans l’armée ou dans les forces de sécurité intérieure, pas dans les commissariats. Cette nouvelle enquête d’Avraham Avraham ne changera pas la donne mais les habitants des banlieues oubliées qui vivent et travaillent un peu plus loin des bombes et sont confrontés à une violence des plus banales savent que Dror Mishani parle d’eux.

  • L'antihéros moderne a trouvé son maître !

     1507-1.jpgMauvais coûts

    Jacky Schwartzmann

    Ed. La fosse aux ours 17€

     

     

    Mauvais coûts et mauvais goût n'ont qu'une lettre de différence ! C'est subtil et c'est pour ça que c'est bon !

     

    Dans les grandes lignes, ce roman noir, c'est l'histoire d'un salaud, cynique et misanthrope, acheteur dans une multinationale qui vient pour faire régler l'addition à tous les avortons et lèches bottes qui gravitent comme des mouches à vous savez quoi autour de son business juteux !

     

    Ce type est détestable. C'est l'antihéros moderne par excellence ! Mais on s'y attache. Il s'appelle Gaby Aspinall et je trouve que son petit nom en jette.

     

     Alors oui ! Mauvais coûts vient gifler nos petites joues rebondies de lecteurs prudes et silencieux ! Il y a ceux qui aimeront et ceux qui n'aimeront pas mais je défends quiconque de rester impassible devant ce spécimen rare d'humour noir aux dialogues cultissimes ! 

     

    Allan