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Dire que le linge n'avait même pas eu le temps de sécher

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Les Nuits de laitue de Vanessa Barbara

 

Ed. Zulma traduit du portugais (Brésil) par Dominique Nédellec

 

17.50€ 

 

Est-ce une simple et innocente histoire de voisinage dans un petit village norvégien ? Est-ce le quotidien qui défile sous nos yeux d'une communauté paisible où s'écoulent les vieux jours de tout un chacun ? Sont-ce ces portraits colorés et ces personnages d'une douceur joliment extravagante qui se jouent de nous tandis que tournent avec une étonnante facilité les premières pages d'un roman sans intrigue apparente ? Il y a d'abord Otto et Ada. Les inséparables. Un demi-siècle de vie commune sous le toit d'une maison jaune perchée au sommet de la colline. Une vie rythmée par une menue passion pour le ping-pong, les puzzles géants de châteaux européens et les documentaires animaliers. Elle, figure gaillarde du voisinage. Lui, volontiers plus cabochard. Deux âmes sœurs, quelques rues parallèles et des maisons collées les unes aux autres : voyez-vous, un village sans prétention. Et puis il y a Nico, le préparateur en pharmacie, volubile jeune homme passionné par les effets indésirables des médicaments génériques. Il y a Anibal, le facteur le plus calamiteux qui soit, dont la lubie consiste à distribuer à tort et à travers paquets, factures et lettres d'amour pour favoriser le lien social. Iolanda, septuagénaire mystique qui dans le doute a décidé de croire en tout. Sans oublier Monsieur Taniguchi, l'unique centenaire japonais persuadé 30 ans après la guerre qu'il y a encore une bataille à mener. Il y a enfin Mariana, petite dernière du village, anthropologue solitaire et incomprise par son mari.

 

Touchant petit monde folklorique sans incidence aucune. Sauf qu’un beau matin, alors que le linge n'avait pas encore eu le temps de sécher, que l'élastique du jogging était encore humide, les grosses chaussettes, les T-shirt et les serviettes toujours sur le fil, Ada est morte. En lecteur passionné de romans noirs, insomniaque et convaincu qu'on lui cache quelque chose de louche, Otto est sur le point de mener sa petite enquête.

 

Avec beaucoup d'humour et de tendresse pour ses personnages, Barbara Vanessa signe d'une écriture fine un premier roman habile et folâtre, jouant avec les codes du genre policier et dont la trame réservera au lecteur de nombreuses surprises !

 

 

 

 

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