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21/02/2015

Un peu de noir pour chasser la grisaille...

salem, carlos, jambon, calibre, actes, sud, babelUN JAMBON CALIBRE 45 de Carlos Salem

Trad. espagnol par Claude Bleton

Ed. Actes Sud Babel Noir 8,70€

 

Nicolás est un homme porté sur deux choses : le whisky et les femmes, avec surtout très peu de glaçons. L’ennui,  c’est quand les deux vous tombent dessus un matin et se mettent à vous demander des comptes (pas de pourquoi, ni de comment) ! Vous êtes bientôt et la victime et l’inspecteur d’une histoire aussi invraisemblable qu’absurde…

On vous a pris de court, vous êtes dépassé ou peut être tout simplement trop vieux pour ces conneries ! Tout se met à tourner très très vite dans votre tête : les bouteilles, le temps et une myriade de créatures sulfureuses ! Deux solutions, peu d’échappatoire : un corps à corps bien serré ou trois balles dans le fondement… Qu’importe le calibre, pourvu qu'on ait l’ivresse !

 A lire cul sec et sans simagrées !  Pour l’amour des femmes, de l’écriture et du « bagou argentin » !

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Retour à Watersbridge de James Scott

trad. anglais (U.S.) par Isabelle Maillet

éd. du Seuil 21.50€

Hiver 1897 dans l'état de New-York.

Et dire que cela ne devait être qu'une simple vangeance... Elspeth retrouve son mari et ses quatre enfants assassinés gisant dans la neige. Ne reste que Caleb, 12 ans, au milieu de ce massacre. Seul un long parcours à travers la glace, le froid et la solitude à la poursuite des trois tueurs au foulard rouge les ramènera à la vie.

Voyage initiatique pour Caleb, cathartique pour Elspeth, Retour à Watersbridge est une épopée d'une violence sèche et brutale au milieu de paysages d'une beauté à couper le souffle.

Amateurs de littérature des grands espaces, aurez-vous le cœur assez solide pour accompagner mère et fils jusqu'au bout du voyage...?

Un premier roman sublime et noir comme la neige...

14/02/2015

Un classique américain enfin disponible.

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Le meilleur de Bernard Malamud

trad. anglais (U.S) par Josée Kamoun

éd. Rivages 21.50€

Roy Hobbs était promis à une grande carrière de joueur de baseball. Doué d’un coup de batte incroyable, le jeune homme avait véritablement les armes de ses ambitions. Il voulait être le meilleur. Le meilleur joueur de baseball de tous les temps, avec des statistiques d’enfer. Mais un coup de feu va anéantir sa carrière prometteuse et le tenir éloigné des terrains de longues années durant.

Il revient à la compétition quinze années plus tard, à l’âge où pour beaucoup de joueurs professionnels vient l’heure de poser définitivement la batte. Recruté par les Knights, une équipe en perdition qui s’enfonce dans les profondeurs du tableau, il s’avère très vite que son swing n’a rien perdu de son percutant et Pop Fisher, l’entraîneur maudit de cette équipe new-yorkaise se remet à espérer en des lendemains meilleurs … Et si, après des années de galère, l’heure de Roy Hobbs avait sonné !?

Le meilleur, certes, est un livre profondément américain de par l’univers sportif qui lui sert de toile de fond, mais il reste universellement poignant lorsqu’il dépeint le combat qu’un homme mène contre lui-même et contre les démons qui l’assaillent. Enfant rejeté par sa mère, incapable de se situer dans le regard des femmes, incapable de reconnaître son ennemie intime dans celle qu’il aime comme il l’est d’accepter l’amour d’une autre dans toute sa simplicité, ilmeilleur, malamud, bernard, rivages, natural, redford, baseball, se perd dans les tourments du désir entraînant dans ses errements sa constance de sportif. Personnage profondément secret et solitaire, Roy Hobbs devient très vite malgré lui le héros d’un public et d’une ville pour qui la moindre baisse de régime du leader des Knights se transforme en un désamour chargé de haine. Roy n’est pas préparé à cela. Il ne veut pas se charger du fardeau populaire et ses relations avec le public et la presse sont dépeintes par Malamud avec une très grande violence.

 Haletant, rageant, poignant, Le meilleur est devenu un classique de la littérature américaine qui a inspiré, depuis sa parution en 1952, des écrivains comme de Don DeLillo ou Michael Chabon. Philip Roth quand à lui est certainement le plus grand admirateur de l’œuvre intégrale de Bernard Malamud.

En 1984, Le meilleur a connu une adaptation cinématographique avec Robert Redford pour interprète principal.